Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
27 août 2012
Tout et son contraire

C’est ce que les lectures et documentaires laissaient présager ; après seulement quelques jours passés ici il semblerait qu’ils n’aient pas menti. En sortant des trajets quotidiens en rickshaw on a tantôt l’air de revenir de la plage, coiffés par le vivifiant cocktail vent/klaxons/pollution, tantôt l’air tout droit sortis de la machine à laver, trempés jusqu’aux os par la mousson (comprendre déluge) qui fait des rivières des routes.

Les routes elles-mêmes ont ainsi plusieurs visages, les chemins de terre côtoient les larges avenues bétonnées.

Quoi qu’il en soit ne pas trainer pour traverser.

Les échoppes et gargotes bancales sont les voisines des bars et private clubs ; le grand terrain de golf fleurant bon l’herbe coupée est entouré de buildings miroitants.

Les balayeurs, selon les quartiers, prennent grand soin des pelouses irriguées ; mais une fois l’imposant portail de fer franchit c’est à une floraison de plastiques en tout genre qu’ils ont à faire. Chiens et vaches errent et y trouvent leur festin.

Hélène

26 août 2012
Been in China since Thursday, & ça roxx un max. 1) Je ne…

Been in China since Thursday, & ça roxx un max.

1) Je ne suis toujours pas malade, et la nourriture est délicieuse et vraiment peu chère. 2) Ca sent bon la cuisine all day long dans les rues. 3) Les Chinois sont vraiment très gentils et accueillants, même quand ils ne te comprennent pas.

再见 ![ zàijìan – goodbye ]

Shanghai
16:08

Un trajet plus long que prévu.

2h pour rejoindre un bar dans le centre de Bangalore. La mousson bat son plein, les moteurs des rickshaw n’aiment pas l’eau. Nous voilà dans l’attente d’un nouveau tuc-tuc pour nous emmener à bon port. Ce qui ne devait durer qu’une heure a finalement duré le double. Bienvenue en Inde !

Photo de Solen

Bangalore
13:04

La drague indienne

On dit que le français est la langue de l’amour parce qu’elle comporterait le plus de mots pour parler de sentiments. Jusqu’ici j’avais un doute sur la question – n’ayant eu de comparatifs avec les hommes des autres pays – voilà chose faite.

Finit les magnifiques phrases poétiques de nos donzeaux français, finit les métaphores sur le ciel et ses étoiles qui nous font tant rêver, finit ce tact de la drague si parfaite. Hum hum…

Quoi qu’il en soit, il semble qu’en Inde la drague s’apparente plus à un match de foot à en juger le compliment que j’ai récolté hier soir au Love Shack (Bar de nuit).

« C’est comme au foot, toi tu es le joueur et les autres sont les remplaçants »

Voilà qui me fait rêver mon ami, Merci !

Solen.

Une soirée pas comme les autres.

3 jours à Bangalore et nous commençons à cerner plus ou moins le caractère général des indiens. “Pas de problème, pas de problème.” En Inde, comme le dit si bien Manon (étudiante à Srishti), rien ne se passe comme on le voudrait, mais il y a toujours une solution. La petite anecdote de la soirée d’hier en est un bon exemple.

Au programme, une petite sortie tous les 8 dans un bar de nuit du centre de Bangalore le “Love Shack”. Deux rickshaws ont pris la direction du pub, mais seulement un arrivera à bon port dans les temps.

4 français perdus dans la jungle de Bangalore ? Ou ailleurs ? Mais où sont-ils ?

Il faut savoir que nous partions de Yelahanka, ville située au nord de Bangalore, avec le traffic il faut compter 1h pour rejoindre le coeur de la ville. Les conducteurs des rickshaw partant de Yelahanka ne connaissent pas le centre ville comme leur poche, loin de là ! C’est pourquoi au bout de 15 minutes de rickshaw, notre chauffeur peu rassuré de devoir nous conduire aussi loin nous lâcha dans un autre tuc-tuc, premier changement. Pour nous, Solen, Hélène, Paul et moi même, peu importe, ça ne change pas notre bonne humeur et c’est en chantant que nous continuons notre route en compagnie du nouveau chauffeur. Nos belles voix ont appelées la pluie ou plutôt le torrent… pas de chance mais bon c’est la mousson après tout.

1h de trajet passée, on n’en voit pas le bout ! Les routes sont bouchées, le traffic saturé et la pluie redouble d’intensité, la pression sous cette pluie est même plus forte que sous la douche de Manon !

C’est pourquoi le moteur de notre rickshaw a dit « stoooop j’arrête ! » et ça le long d’une grande route. Notre chauffeur désespéré se lance donc à la recherche d’un autre véhicule pour nous emmener à bon port, nous patientons dans le tuc-tuc toujours de bonne humeur, en se disant tant pis c’est la vie. 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes, et je regarde notre pauvre chauffeur se voir refusé toute aide possible et ce sous une pluie toujours battante. Je décide donc de le rejoindre, peut être qu’une « blanche » augmentera ses chances. A peine arrivée à sa hauteur qu’il me demande de retourner dans le rickshaw, il refuse que je sois trempée. J’apprécie la gentillesse des indiens que nous constatons de jour en jour ! Une bonne demi-heure plus tard, un autre rickshaw accepte de porter le colis au bar. Nous en sommes alors à 1h40 de trajet. Je donne un peu plus de roupies que prévu à notre chauffeur, car il nous a tous un peu fait de la peine à se démener comme ça. C’est en lui souhaitant bonne chance pour son moteur que nous repartons. Le 3em chauffeur commence sa course, mais il semble ne pas connaître la route. Là encore heureusement que Maula, le conducteur du rickshaw des autres français restait en contact avec nous pour expliquer la route.

C’est donc avec quelques détours en plus que nous arrivons au bar, 2h plus tard. Victoire la soirée peut commencer.

Bienvenue en Inde !

Clémence

25 août 2012
Le temps de s’installer.

Nous avons quitté l’hotel pour venir s’installer chez Manon le temps de quelques jours. Etudiante en 5em année à Srishti elle est notre guide à Bangalore, et nous l’en remercions car elle nous aide beaucoup moi et les 6 autres français déjà sur place.

Il y a beaucoup de formalité à régler avant de pouvoir profiter pleinement de la vie indienne mais cela ne nous empêche pas de programmer quand même une petite sortie dans les rues de Bangalore. Nous voilà donc, 8 petits occidentaux à déambuler dans le quartier de Shivajinagar inutile de dire que l’on ne passe pas inaperçu, et pour jouer la carte du touriste à fond, nous sortons notre appareil photo à la moindre vache que nous croisons, au moindre scooter qui nous parait beau ! Bon à notre place vous auriez fait pareil hein !

Dans ce quartier c’est une multitude de petits shop qui se succèdent, il y en a pour tous les goûts, et pour les amoureux des tissus c’est un petit paradis. Moi qui rêve de me couvrir de bijoux, je suis au bon endroit !

Mais pour l’heure c’est dans un bar à bierre du quartier de MG Road que nous nous rendons. Trouver 3 rickshaws (tu-tuc indien) pour nous emmener sans arnaques n’est pas facile, mais on a pu compter sur la générosité de 3 indiennes qui se sont démenées à nous trouver nos véhicule au bon prix et sans passer par la case: “je vous emmène chez un ami qui tient une boutique…”

Avec les petites entrées épicées que nous avons pris, impossible de vous dire si la bierre était bonne, mais j’ai fini mon verre sans trop de problème !

Après une heure de rickshaw c’est le dodo qui m’attend car je suis naze !

Bangalore
09:53

24 août 2012
la jungle routière

Premiers pas dans la faune chaotique qu’est le trafic indien.

Je tente vainement de m’en expliquer les principes avant que tout me paraisse banal.
D’abord il faut savoir que les routes en Inde ne sont pas réparties en deux voies comme nos sages petites routes françaises mais elles obéissent plutôt à la logique du jeux Tétris, le but étant de caser un maximum de voiture sur la largeur de la route en s’insérant dans le moindre espace disponible. Par exemple 1m d’espace entre deux cars fera le bonheur d’un petit rickshaw (taxi à trois roues, typique d’ici).

Ensuite il y a le bruit, celui des klaxons, tellement présents qu’on ne sait plus trop s’ils viennent de droite, gauche, derrière, devant … Mais il me semble en dégager une logique : 1 coup de klaxon = Je suis là ! , 1 coup long et insistant de klaxon = J’aaaaaaaarive ! Pousse-toi !

Pour ce qui est des conducteurs de rickshaws, il semblerait qu’ils aient un détecteur interne leur permettant de savoir si quelqu’un arrive sur leur gauche ou leur droite sans avoir besoin de regarder dans leur rétroviseur ni même tourner la tête. En tout cas leur dextérité m’impressionne.

Enfin le plus important pour survivre dans cette jungle : la maitrise impeccable du freinage, je le mets en dernier de ma liste mais je crois que j’aurais plutôt dû le mettre en premier car il est la base suprême du trafic Indien.

Ne cédons pas à la panique. J’ai choisi de partir en Inde deux ans mais je me soigne.

Solen.

Orange Bangalore

Dans l’avion approchant du territoire indien, les cervicales peinent à résister au poids de l’épuisement et font jouer aux petites têtes ce fameux phénomène, tel un bal, dodelinantes involontaires. Mais bientôt le hublot attire l’attention vers un autre phénomène au-dehors : jour et nuit se passent le pouvoir ; le bleu profond dignement renonce à son intensité pour céder la place au vermeil. Les innombrables petits miroirs cousus sur l’habit de la voisine participent à la célébration créant une infinité de particules incandescentes projetées sur la cabine.

Orange Bangalore. La petite boîte de thé, achetée innocemment en vue d’imprégner prématurément les saveurs faussement lointaines, prend un tout autre sens.

Hélène