Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
10 sept 2012
Prendre le bus en Inde.

Là encore, prendre le bus est une épreuve ! Premièrement l’arrêt se limite à un bout de route avec une petite troupe de personne: “Ha ça doit être là!”

Ensuite il faut bien calculer son coup pour réussir à monter dans le bus quand il roule toujours. Hop hop hop on se presse, pas d’arrêt ! Une fois dans le bus, tu te dis “ouaaaais trop cool je suis contente j’ai réussi!” Bon après il faut se frayer un chemin entre la foule vers une barre pour s’accrocher. Une fois accrochée (là encore tu es contente!) le contrôleur vient vers toi pour te faire payer les 15 roupies. Une fois avoir compris que c’était bien 15 roupies, tu les cherches dans ton sac, tu cherches dans ton GRAND sac, tu es gênée pour tes voisines, tu dis “SOLY” (sorry), tu souris bêtement et finis par sortir de ton sac un billet de 500 roupies, oui oui dur de faire de la monnaie dans ce pays, “SOLY no change”. Et là (et seulement à ce moment là) tu te rends compte que tu es dans le mauvais bus (pas contente!).

Descente au prochain arrêt, petit saut de biche pour quitter le bus et tu attends le prochain bus, le vrai. Après c’est 1h30 de bain de foule, de coup de coude, de petits sourires gênants avec ta voisine qui se trouve à 3 cm de ton visage.

Les femmes à l’avant, les hommes à l’arrière. Et bien j’approuve cette situation lorsque ton corps n’a d’autre choix que de se frotter à celui de ta voisine.

Bref prendre le bus en Inde, c’est trop cool !

Bangalore
08:13

09 sept 2012
De bonne compagnie !

« Maula le plus parfait des chauffeurs de rickshaws »

En effet ! Aujourd’hui visite d’appartement à 5, rendez-vous à 15h à l’agence d’un fameux Eshan (je tiens à préciser que nous avons eu confirmation de ce rdv par téléphone).

Nous faisons donc  appel à Maula, certainement l’unique chauffeur de rickshaw honnête en qui la confiance est totale. Abdul est notre deuxième chauffeur, pas comme les autres, il est lui aussi de bonne compagnie, good singer, good dancer !

Le problème en Inde c’est l’orientation, chaque chauffeur de rickshaw connait son petit quartier mais quand il s’agit de s’éloigner, c’est le flou total. Ce qui est bien avec Maula c’est qu’il sera déterminé à vous trouver l’endroit même si vous ne possédez pas le numéro de la rue, même si vous ne possédez pas le téléphone de la personne, même si vous ne connaissez pas le nom de l’agence…

Après 2h de vadrouille dans le quartier de l’agence nous voilà à bon port, non sans difficulté et avec une heure de retard. Evidemment pas d’Eshan, nous montons dans ce qui est supposée être son agence. Eshan ? Mais c’est qui lui ? Inconnu de ces collègues ! Maula encore déterminé à nous aider s’engage dans de longues discussions avec les personnes qui nous entourent peu à peu. Finalement il s’avère que cet Eshan s’appelle Babu et qu’il ne travaille pas le samedi. WHAT? Impossible de ne pas rire de cette situation, parfois mieux vaut relativiser sinon la vie Indienne n’est pas faite pour nous.  

Avant de repartir en direction de MG Road pour se balader, Maula nous offre des chaï et c’est avec grand plaisir que nous les acceptons ! Abdul nous conseille tous les gâteaux indiens inimaginables. Petit moment de détente bien appréciable.

Pas de visite d’appartement de cet Eshan/Babu pour aujourd’hui mais encore de bon moments passés en compagnie de nos chauffeurs de Rickshaw !

Clémence

08 sept 2012
07 sept 2012
06 sept 2012
L’illogique logique de l’Inde

Cela fait maintenant seulement trois semaines que nous avons posés les pieds sur le sol Indien, mais nous commençons déjà à nous imprégner de quelques coutumes.

Ca en deviendrait presque logique…

Logique que l’arrêt de bus soit composé d’une route sans panneaux, ni horaires, ni même d’autre signal que celui d’un attroupement de gens en attente. Logique de tenter tant bien que mal de monter en courant dans un bus encore en marche.

Logique d’aller chez le pharmacien pour acheter un nouveau portable ou du chocolat.

Logique d’être pris au moins une dizaine de fois par jour en photo.

Logique de s’arrêter dans une épicerie pour faire des photocopies, ayant préalablement acheté des feuilles au bouiboui du coin – bouiboui qui pourra d’ailleurs vous vendre au passage un sèche cheveux comme une poêle, des bonbons ou des ballons et autres combinaisons improbables-, pour passer à la boutique voisine qui est elle spécialisée dans l’impression à partir de fichiers sur clé USB – échoppe dans laquelle un homme sera chargé de récupérer votre clé, un autre de prendre les impressions, un troisième qui ouvrira le tiroir pour arriver au quatrième homme qui en sortira une agrafeuse pour attacher les précieuses copies –.

Logique d’arriver à la caisse d’une superette, d’attendre votre ticket de caisse pour aller à un second guichet qui vous fera payer votre dû, s’adresser ensuite à un homme de la sécurité pour qu’il tamponne votre ticket et pouvoir finalement retourner à votre caisse de départ afin récupérer vos courses.

Je découvre un monde où chaque tâche est décomposée et constitue un travail à part entière, où la patience se cultive chaque jour, tout comme accepter que les choses ne sont pas aussi simples, rangées, ordonnées, rapides, efficaces que dans nos pays européens.

Apprendre l’illogique logique de l’Inde.Solen.

05 sept 2012
Shivaji Nagar

Dans le cadre de notre séminaire de rentrée, nous étudions le terme “transculturalité”. Pourquoi sommes-nous ici? Pourquoi avoir choisi ce programme d’étude en Inde? Le partage des cultures, le savoir-faire local, la communication et la compréhension de ce monde à part qu’est l’Inde, voilà ce que nous étudierons pendant deux semaines.

Aujourd’hui rendez vous à Shivaji Nagar, quartier du centre de Bangalore, afin d’étudier l’architecture indienne mais également les traces de la colonisation des anglais. Je profite de cet exercice scolaire pour vous faire partager mes derniers clichés ! (ci-dessous)

Durant ce séminaire nous sommes encadrés par Kshitiz et Sabina qui sont nos deux référents. La communication se fait entièrement en anglais et l’adaptation se fait progressivement, lentement mais surement.

Bangalore
18:01

Le FRRO: Foreigners Regional Registration Office

Les cours ont repris, dur dur de se remettre au travail surtout quand les problèmes avec l’administration indienne ne sont pas finis…

Mardi 4 avril rendez-vous au FRRO, impossible d’y échapper, en tant qu’étrangère résidente dans le pays plus de 6 mois je dois m’enregistrer à l’immigration. Une journée complète est nécessaire, et oui…

Ô JOIE l’administration française après une telle épreuve !

Debout à 6h, départ à 7h, 1h30 de route, quelques heures d’attente au FRRO, des guichets, des numéros, des papiers. L’anglais des indiens dans cet établissement laisse à désirer, aucun effort pour nous aider, l’amabilité des employés indiens? nulle. Après avoir poussé à bout certain d’entre nous, le résultat tombe, il est 11h30, nos 8 dossiers sont refusés. La raison ? La preuve de résidence n’est pas fiable, nous avons besoin d’une photocopie de la pièce d’identité du proprio. 1h30 de route en chemin inverse, preuve récupérée, 1h30 de route à nouveau, il est maintenant 15h. Chacun retourne à son guichet, cette fois l’attente se compte en minutes, nous récupérons peu à peu notre fiche de FFRO signée.

VICTOIRE ! Et là imaginez une remise de diplôme: cri de joie, chacun lève sa fiche au ciel et affiche un large sourire révélateur de la fin d’une journée… DE MERDE !

Bangalore
17:27