Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
29 sept 2018
28 sept 2018
Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 1.2.
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« J’ai tout essayé, tout éprouvé… Au fond des forêts du Siam, j’ai vu l’étoile du soir se lever sur les ruines de la mystérieuse Angkor… » (Pierre Loti)

Pédalant à travers ces témoins d’un empire puissant et d’une culture très riche, on ne peut s’empêcher de s’émerveiller devant ces montagnes de pierres ne faisant qu’une avec la nature qui a repris ses droits. Autrefois, l’être humain avait su dompter l’environnement, a construit des canaux d’irrigations, a aplani le sol afin d’ériger ces monuments emplis de symboles.

Ma bicyclette ou plutôt mes jambes m’amènent au 3e temple de la journée.

  • Ta Prohm (1186) vous évoque immédiatement Tomb Raider avec Angelina Jolie !

Ce temple auparavant était un monastère et une université bouddhique sous le roi Jayavarman VII. Une inscription sur le temple indique que 12 640 personnes servaient ici, une vraie usine pour l’époque ! Ça l’est encore aujourd’hui, ça grouille de touristes qui se pressent à la porte de Tomb Raider pour la photo iconique. Il fait parti du TOP 3 des temples à voir à Angkor.

C’est un vrai dédale, il est immense et ce n’est pas toujours facile de se repérer dedans.

Ta Prohm d’une certaine façon a gardé son côté “jungle”, ça donne l’impression qu’en tant que touriste on découvre le temple de la même manière que l’on fait les premiers explorateurs. Les responsables de la Conservation ont fait ce choix de garder cet esprit, car de toute manière il est presque impossible de retirer les arbres qui ont fait leur nid sans endommager l’édifice. Leur rôle a été de rendre tout ça stable pour que l’on puisse visiter.

  • Le dernier temple de la journée est Banteay Kdei ou “la citadelle des cellules” (fin XIIe), un monastère bouddhique.

Beaucoup plus calme que Ta Prohm, celui-ci est la plupart du temps délaissé par les touristes fatigués de leurs visites précédentes

Reprenant le vélo, le chemin me conduit à Angkor Wat, volontairement je ne rentre pas dans l’enceinte car je veux me réserver la surprise le lendemain matin au lever du soleil !

Encore 7 petits Km avant d’arriver à l’auberge pour prendre une bonne douche rafraîchissante ! Et… C’est à ce moment là que la pluie tomba ! Au moins ça m’a bien rafraîchit avant la douche.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
14:13

Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 1.
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Une toute nouvelle destination rayée de la To Do List : le Cambodge.

Mon premier pays d’Asie du Sud-Est. Aussi connu sous le nom “Pays du sourire” avec ses habitants arborant un sourire à chaque instant. Ancien protectorat français au passé colonial tortueux. Les temples d’Angkor, symbole national mais aussi lieu de tournage du film animalier “Deux frères”.

Pendant 11 jours, découverte des différentes facettes du pays, tantôt très touristique, tantôt perdue au milieu de nulle part dans la jungle.

Au programme: Siem Reap – Sen Monorom – Phnom Penh



Étape 1: Siem Reap – Les temples d’Angkor.

Après un long voyage, vol Shanghai -Phnom Penh, nuit à Phnom Penh, bus de jour Phnom Penh – Siem Reap. Me voilà enfin arrivée à destination dans la ville accueillant chaque année des milliers de touristes qui viennent voir le site d’Angkor.

Le fameux pass 3 jours d’Angkor en mains, il n’y a plus qu’à planifier ma visite de ce site religieux gigantissime !

Pour visiter les temples il y a 3 moyens:

- Tuktuk à la journée (prix variant en fonction du circuit que vous faites et faut impérativement négocier)

- Être dans un groupe organisé avec un guide

- Louer une bicyclette et utiliser ses gambettes (2$ à la journée).

Vous vous doutez le choix est vite fait. De plus vous êtes libre et faites ce que vous voulez, vous arrêtez quand vous voulez etc… Ça a un côté baroudeur.

Ensuite il y a 2 circuits principaux concentrant les temples les plus emblématiques. 

La petite boucle fait 17Km et regroupe la plupart des temples. La grande boucle (25Km) a moins de temples mais permet de se balader dans la campagne cambodgienne. Et il y a les temples excentrés, là pas le choix, il faut prendre un tuktuk.


Jour 1:

Petite boucle (17Km + 14Km aller-retour jusqu’à l’auberge). Enfourchant ma bicyclette direction le site. Le chemin jusqu’aux temples depuis l’auberge est rectiligne et il suffit de suivre la ribambelle de tuktuks qui se suivent.

Après avoir passé le poste de contrôle, je file vers le premier temple de la journée, le Bayon.

  •  Le Bayon est le 2e temple le plus visité après Angkor Wat. Il fut le temple central de l’ancienne ville Angkor Tom (capitale de l’époque) sous le règne des Kmers au début XIIIe siècle.

Dernier temple montagne édifié sous Jayavarman VII montre l’apogée de son règne. Le temple est célèbre pour ses tours visages énigmatiques représentant des buddhas bienveillants et souriants pointant le regard vers les 4 points cardinaux, ou bien est-ce le roi Jayavarman VII qui y est représenté… Qui sait… Il existe 2 théories d’après les archéologues.

Étant arrivée tôt, j’ai réussi à esquiver la foule de touristes (chinois – ils sont partout !) pour profiter du lieu. Très vite, ça peut être une corvée de visiter les temples car ce sont des espaces assez étroits qui génèrent facilement la congestion.


  • Le 2e temple de la matinée est le Baphuon, grand édifice religieux du Cambodge ancien. C’est l’un des temples où les marches sont terriblement dangereuses, ça en devient de l’escalade ahah ! Apparement les enfants de moins de 12ans ne sont pas autorisés.
  • Non loin du Baphuon se trouve le Palais Royal:

En sortant du Palais Royal, on arrive à la terrasse des éléphants, frise impressionnante d’éléphants. Plateforme de 400m de long construite par le roi pour assister à des spectacles donnés sur la place.

Jusqu’à présent je ne suis pas trop submergée par les cars de touristes. Il m’arrive de temps en temps de m’incruster dans un groupe francophone afin d’entendre les explications du guide sur telle ou telle fresque hihi. Le temps est grisou mais pas de pluie ! Le mois d’Août est le moment idéal de la mousson grrr…


Tout est dans l’instant…

Shanghai
11:33

27 sept 2018
Shanghai – Temple du Buddha de Jade.

Je ne fais pas que vadrouiller en dehors de Shanghai et de la Chine. Il m’arrive aussi de partir à la découverte de cette ville multiculturelle.

Le sujet de ce post est donc le Temple du Buddha de Jade à Shanghai (Ouest – Puxi).

Situé à 10min en vélo de chez moi, les travaux de rénovation finis, il est temps d’aller explorer ce temple (l’un des plus beaux de Shanghai et intéressant – dixit guides touristiques) datant de 1928.

En réalité, ce temple a été construit pour remplacer le temple écrasé pendant la révolution à la fin de la dynastie Qing et abriter deux buddhas sculptés dans la pierre de jade blanche et ornées de pierres précieuses.

Les deux statues de Buddha de Jade ont été ramené de Birmanie par un moine nommé Huigen. L’une mesure 1m90 représentant le buddha lors de la méditation et de l’illumination. L’autre allongée de 96cm représente la posture du repos chanceux.

Encore actif, avec des moines vivant dans l’enceinte du temple. Il est relativement grand à l’organisation traditionnelle ce qui contraste avec l’environnement verticale urbain.

De part et d’autre de la cour principale, il y a deux halls où l’on peut exercer sa calligraphie gratuitement en recopiant des écrits bouddhiques. 

À peine rénové, le temple sent encore la peinture fraîche, on a pas l’impression que c’est un temple qui approche les 100 années d’existence…

Métro : Changshou Rd

Tarif d’entrée : 20 Yuans (en cash – toujours dans les temples)

Ferme à 16h30


Tout est dans l’instant…

Shanghai
19:18

23 sept 2018
Beaucoup de photos dans cet article …

Hola tout le monde ! Voilà une semaine de plus ! Tout se passe toujours super bien ! Je n’ai rien de spécial à raconter sur ma journée de mardi, je suis juste allée en cours et j’ai continué à avancer sur le projet de Samsung. La fin de la phase 2 est…

Séoul
09:27

20 sept 2018
La montagne QingLiang – Up & Down. Part 3.
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JOUR 3:

Repos dans les cascades. Ce sera juste 5 petits Kms à parcourir dans le parc des 18 cascades du dragon.

Avec deux genoux bien gonflés après l’étape d’hier, un bain bien froid dans une cascade me fera le plus grand bien !

Après avoir passé la matinée au frais dans les cascades, à plonger tête la première dans l’eau fraîche, retour à l’auberge pour un dernier repas, boucler le sac et prendre la route pour Shanghai.

En résumé, au cours de ce weekend, les chamallows, le pot de Nutella et les genoux ne sont plus. J’avoue que c’est la première fois que je faisais une vraie randonnée de ce type. 

Depuis si vous cherchez sur M2 adventure le compte officiel, il y a un message écrit en gras et rouge au sujet des genoux haha dans le post dédié au weekend à QingLiang Peak qui est régulièrement proposé.

Spéciale dédicace à papi bouquetin, spéciale dédicace aux copains à qui j’en ai fait voir de toutes les couleurs, parce que oui, j’ai un côté casse-cou hihi.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:35

La montagne QingLiang – Up & Down. Part 2.
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JOUR 2:

Ascension de la montagne QingLiang, 2e plus haute montagne (1787m) de la Chine de l’Est après les montages jaune (même province).

Réveil à 6h30 avec baozis nature à foison et l’énorme pot de Nutella de 1kg qui fait plaisir aux grands enfants que nous sommes !

Petit déjeuner: Ok   –  Séance de stretch matinal: Ok

Maintenant il est temps de partir sur des chemins sauvages à la conquête du mont où les limites physiques seront poussés au maximum pendant 24Km (ahah ça sent le vécu ! Eh oui je n’en suis pas sortie indemne de cette ascension…)

Petit à petit à travers les arbres, la lumière monte, et il n’est que 9h du matin. J’ai l’impression d’être debout depuis des heures et de grimper depuis un certain temps sans vraiment avancer. Comme ce sont des sentiers sauvages, il faut plus ou moins faire sa route, trouver son rythme et ne pas lâcher. Mes genoux en ont très vite décidé autrement à cause des marches en pierres complètement irrégulière, à moitié fendues etc…

C’est ainsi qu’avec Gaëlle, une copine et le guide qui ferme la marche, nous étions les trois bons derniers du groupe.

C’est-il pas beau ? Une mer de nuage se noyant dans diverses nuances de bleu. On est presque arrivé au pic le plus élevé, restant toujours bonne dernière. 

Entre temps ça ne m’a pas empêché de me casser la figure, de tomber, d’avoir le genou sanguinolent, et par la même occasion un bon bain de boue intégral. Ah c’est certain qu’il ne faut pas avoir peur de se salir les mains lorsque l’on part à l’aventure.

Enfin la récompense de l’effort après 4h-4h30 de montée ! Cette vue sans téléphériques et ses câbles, sans un parcours bétonné pour touristes, sans personnes à part de vrais randonneurs, un ciel non pollué, un silence accompagné du sifflement du vent. 

Pour le déjeuner on s’installe au niveau du pic avant d’entamer la descente et… C’est là ! Que les choses deviennent intéressantes.

Notre animatrice nous propose 2 options pour redescendre: 

1- on reprend le même chemin qu’à l’allée

2- on descend par un autre chemin qui nous fait faire une boucle et met “1h” de plus.

Avec Gaëlle, on avait déjà bien galérer à l’allée, dans mon esprit faire une boucle correspondait à un chemin plus facile avec juste une heure de plus (que nenni !). C’est donc avec une grande joie qu’on a pris la 2e option. Ce fut un très mauvais choix.

Cette photo n’est qu’un vague aperçu du parcours retour. Juste après cette photo, ça a été la plus longue descente de ma vie haha ! Une pente non loin de 90° d’inclinaison faite de pierres blanches, pas vraiment de prises, et oh glissante. C’est ainsi que je commença ma longue descente avec un papi guide à l’agilité d’un bouquetin chaussé seulement d’une paire de converse.

Faisant très attention, je n’ai pas eu trop le temps d’apprécier le paysage, le peu de ce que j’ai pu voir était très beau et dépaysant. Au cours de la descente, la nature est changeante, tantôt boisée, tantôt rocailleuse, tantôt découverte, tantôt submergée par les herbes montantes à la Rambo ou Indiana Jones.

Je resta bonne dernière du groupe avec papi bouquetin. Les genoux ont commencé à faire la grève, je m’arrêtais de plus en plus, papi bouquetin aussi vu qu’il se calait sur mon rythme. 

C’était un prétexte pour lui de fumer sa cigarette. 

Comment un papi vieux de 70 ans au moins, avec des converses et fumant comme un pompier peut emprunter ces chemins normalement comme si il marchait sur une route parfaitement normale …

Petit à petit je voyais la lumière descendre, les copains étaient déjà tous en bas et moi encore en haut. Les genoux ne voulaient plus avancés (ça c’est très embêtant), pas possible d’appeler un hélico de secours, il me restait plus qu’à descendre sur les fesses. Je dis ça car je tombais assez souvent et la plupart du temps j’entrainais pauvre papi bouquetin avec moi.

C’est ainsi qu’après moult péripéties, avec plus de 5h de descente, j’arrivais en bas en un presque seul morceau exténuée.

Après l’effort, une bonne bière pour soulager les courbatures à venir et un bon repas avec les copains pour finir cette journée riche en émotions.

Qui ce soir au coin du feu avec les chamallows va survivre aux loups garous ? Qui sera le loup garou qui va tuer la voyante que je suis ? Qui va gagner ? Les loups garous ou les villageois ?

Observation du ciel étoilée près du feu de camp, réflection, philosophie sur la vie, des blagues, des délires qui nous ont bien faire rire.

 Une vraie colo avec de grands enfants !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:14

19 sept 2018
La montagne QingLiang – Up & Down. Part 1.

Nous sommes en Juin, il fait beau, il fait chaud. 

Déjà presque une année d’écoulée en Chine avec pleins d’expériences top, des gens formidables, des voyages extra, une année scolaire à l’université de Shanghai qui touche à sa fin.

Pour clôturer cette année scolaire chinoise, j’ai fait une dernière escapade avec mes amis de la troupe d’improvisation au moment du Dragon Boat festival.

Le Dragon Boat festival est la fête des bateaux dragons, qui rend hommage à un poète chinois qui s’est suicidé car le roi de son royaume n’a pas écouté ses conseils pour sauver le pays d’une guerre fatale. Depuis, en son nom, une fête est organisé où les gens font des courses de bateaux dragons et mangent des Zongzi (riz gluant avec des légumes ou de la viande enveloppé dans une feuille de bambou).

Fête dit weekend prolongé ! C’est ainsi qu’avec les coupains, on part en weekend organisé faire une randonnée dans le Zhejiang avec M2 Adventure. Ambiance colo garantie !


3 jours de randonnée. Jour 1 = 18Km. Jour 2 = 25Km. Jour 3 = 5Km.

JOUR 1:

Avec tout ce beau monde, nous sommes partis tôt afin de faire les 18Km de randonnée sauvage. 

Nous sommes arrivés la veille de Shanghai vers 1h du matin dans la province d’Anhui.

Le but de la randonnée est d’emprunter une vieille route – Huihang Ancient Path – qu’utilisaient les marchands pour accéder au à la province du Zhejiang. Elle avait un rôle important dans la route de la soie et du thé.

Arrêt rafraichissement. C’est vrai que ça ne paie pas de mine mais c’est ça qui est super ! Ce n’est pas l’une de ces nombreuses échoppes pour touristes que l’on trouve partout lorsque l’on se balade dans une réserve naturelle. Cette randonnée est l’une des rares à n’avoir pas été reconvertie en parc à touristes comme HuangShan (les montagnes jaunes) qui se trouvent aussi dans la province du Zhejiang.

Nous sommes entre le province de l’Anhui et la province du Zhejiang. La fin du parcours nous fait arriver au village de Yonglai, là où un mini van nous attend pour nous emmener à l’auberge pour les 2 prochaines nuits.

Régime d’eau fraîche et d’air pur… Mmmm… Nettoyage et décrassage intensif des poumons.

Après une bonne journée de marche on arrive tous en un seul morceau à Yonglai village. Je dis ça car le 2e jour nous ramènera pas tout le monde en un seul morceau ahah !

Direction l’auberge à quelques Km d’ici.

Notre hébergement est perdue dans cette verdure escarpée. Ce qui est un mal pour un bien puisque qu’il n’y a pas une horde de touristes chinois, on peut donc être réveillé par le chant du coq.


Avec les coupains et les autres membres du groupe, on a passé la soirée autour d’un feu de camp à griller des chamallows (comme dans les films américains) et à jouer aux loups garous. 

Rires, Manipulations, complots, trahisons au RDV. Qui sera la victime des loups garous ? Épisode à suivre…


Tout est dans l’instant…

Shanghai
08:25

17 sept 2018
Tout va bien, je m’éclate !

Salut les amis ~ J’espère que vous allez bien ! Perso, tout se passe hyper bien, je m’éclate ! Mardi j’ai commencé à travailler sur la demande de Samsung. Le projet est déjà commencé depuis Juillet. Les autres ont déjà fat une présentation devant Samsung…

Séoul
06:27

07 sept 2018
Au pays du soleil levant – Nara.
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Lorsque Nara fut créée, à son commencement, le dieu Takemikazuchi serait entré dans la ville sur le dos d’un daim blanc afin de la protéger.


C’est ainsi que depuis 2000 ans cette légende perdure et que plus de 1200 daims y vivent paisiblement. Considérés comme les gardiens sacrés de la ville, ils en sont le symbole attirant des milliers de touristes chaque année.


Le temps d’une journée à quelques Km de Kyoto, je suis allée à Nara, la ville sacrée des daims (cerf sika).

Elle fut la capitale du Japon de 710 à 789. Plus petite et moins dense que Kyoto, elle se visite facilement à pied. La plupart des attractions sont concentrées au même endroit. C’est ainsi que j’alla à la rencontre de ces daims malicieux et farceurs !

L’attraction locale est d’acheter des sinks senbei (des biscuits spécial daim !), pour une poignée de Yens, vous avez deux paquets et le but est d’en donner aux daims. Aucune inquiétude à se faire, ces petits malins sont bien rodés. Ils ne sont jamais loin des stands. N’essayer pas de les cacher derrière votre dos car un autre daim viendra à coup sûr par derrière pour vous chiper vos biscuits hihi !

Aaaah le p’tit coquin !!

Les daims sont généralement concentrés dans le parc, mais il n’est pas rare de les voir en centre ville. À moitié domestiqués, ils font un peu ce qui leur chante et n’ont pas peur des humains. Donc précautions, si on les cherche trop, ils riposteront sans aucune pudeur. La municipalité a vu le taux de morsure augmenter. Pour prévenir les morsures, de nombreux panneaux “Attention !” sont disséminés dans le parc.


Passé historique rime avec temples bien évidemment !

Le plus grand de tous est Todaiji temple. Magnifique temple avec le plus grand buddha assis en bronze du Japon.

Il est possible dans les temples au Japon de demander à des personnes au sein du temple, qu’ils écrivent un message béni dans un carnet que vous rapporter avec vous. De nombreux japonais collectionnent les messages bénis recueillit dans les temples.

Un peu plus en haut de la colline se trouve Nigatsu-Do hall, moins touristique.


Plus haut sur la colline, on a un point de vue sur la ville. C’est le moment d’aller se balader dans la grande forêt et de tenter d’apercevoir des daims plus sauvages. Le mode Wanderlust est activé.

On pourrait se croire dans le film “Le vent se lève” de Ghibli.

Daims trop mignons, overdose de verdure à gogo ! Je pense avoir fait le plein pour mon retour à Shanghai.


Nara était la dernière étape du voyage. Tout au long du séjour, je n’ai pas cessé d’être émerveillée et incroyablement surprise par le Japon. À plusieurs reprises j’ai eu le sentiment d’être dans Pokemon, ou un manga, ou un film Ghibli car c’était si ressemblant.

C’est un pays qui vous frise le poil tellement c’est bien ! Que ce soit la culture pop / traditionnelle, la cuisine, les gens etc… tout y est extra. Bien sûr qu’il y a des points négatifs mais ne connaissant pas assez bien, ceci n’est qu’un point de vue objectif.

Une chose dont je suis sûre, c’est avec plaisir que je reviendrai pour visiter d’autres endroits du Japon ! J’attends ce moment avec hâte.


Une chose qui m’a beaucoup fait rire quand j’étais à Tokyo: ce sont ces camions diffusant les nouveaux tubes des idols de la pop japonaise !

Gros spot de pub ambulant avec d’excellents basses tourner à fond ahah !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
13:34

1ère semaine !

Holà tout le monde ! Voilà, ça fait plus d’une semaine que je suis arrivée ! J’ai terminé ma première semaine de cours qui s’est extrêmement bien passée et qui m’a motivée à bloc pour le semestre !! Le mardi, j’ai donc commencé avec ‘Convergence Project’….

Séoul
08:02

06 sept 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.4

Gion, le berceau des geishas.

Quartier traditionnel de Kyoto qui abrite les okiyas – maison de thé. Les okiyas sont le foyer d’apprenties geishas (maikos) et des geishas. Difficile d’accès à moins d’avoir un très gros portefeuille, partager un moment avec une geisha n’est pas donné à tout le monde. Le plus simple est de tenter de les apercevoir dans les petites rues du quartier à l’architecture traditionnelle.



Petit point sur les geishas:
Geisha signifie : personne pratiquant les arts.

En occident, les geishas sont souvent vues comme des prostituées. Alors qu’en réalité ce sont des femmes artistes, gardiennes de l’art et de la culture traditionnel japonaise tel que la danse, la musique, le chant, la littérature, la poésie, l’art de la conversation.
Les préjugés que nous avons sur les geishas est dû à plusieurs faits. Durant la seconde guerre mondiale, les prostituées habitant dans le même quartier que les geishas se sont inspirées de leur façon de s’habiller et de se comporter pour séduire les soldats américains. Les GI les appelaient “Geisha girls”. Aussi pendant la même période certaines geishas n’ayant plus de revenus pour subvenir à leur besoin et à ceux de l’okiya ont pris le chemin de la prostitution. Très vite la frontière entre ces deux mondes totalement différent est devenue floue.
Avant tout, le rôle d’une geisha est de distraire d’une manière intellectuelle, en aucun cas elles ne peuvent avoir de relation de sexuelle sans un danna (mécène – et cela n’implique pas à chaque fois une relation sexuelle). En quelque sorte, ce sont des nonnes totalement dévouées à leur art.

Cet aspect de la culture japonaise est en voie de disparition. Au XVIIIe, elles étaient des milliers, aujourd’hui elles ne sont plus qu’environ 200 (dont beaucoup d’apprentis qui renoncent avant d’être geisha officiellement).


Lors de la visite de Gion, je n’ai pas croisé de geishas ni de maikos. Le quartier était encore endormi à 7h du matin. Pas un chat dans les rues… Gion se visite de l’extérieur pour la baroudeuse que je suis, un simple backpack sur le dos ne suffit pas pour rentrer dans une maison de thé pour passer juste une heure en compagnie d’une geisha. Sans avoir pu entrer dans ce monde mystérieux que sont les geishas, je me dirigea vers la gare pour Nara, la ville sacré des daims.



Tout est dans l’instant…

Shanghai
08:54

05 sept 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.3
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Le meilleur pour la fin de la journée, le point culminant de ce régime culturel :

Fushimi Inari Taisha, le sanctuaire aux 10 000 toriis dans la montagne de Kyoto.

Le moment de mon séjour que j’attendais avec le plus d’impatience !

C’est le plus grand sanctuaire shinto du Japon. Érigé en 711 pour la déesse du riz Inari mais plus largement à la richesse. En bas de la montagne, il y a des sanctuaires mais l’attraction principale est la balade pédestre tout du long de la montagne sous les toriis.


Le sanctuaire couvre 900 000m2 donc toute la montagne. Voici la carte du lieu:

J’ai donc fait tout le tour de la montagne jusqu’à la tombée de la nuit où le sanctuaire s’illumine à l’aide de petites lanternes. Eh oui le lieu reste accessible même de nuit !
La visite commence par la petite rue commerçante menant à plusieurs petits sanctuaires précédant le chemin pédestre.


Après ce torii (ce sont ces grands portiques rouges et noires) s’annonce la longue enfilade emblématique que l’on retrouve dans le film Mémoire d’une Geisha.

À droite ou à gauche ? Quel chemin me mènera à la voix céleste ? 

Sanctuaire emblématique du Japon dans le monde entier, il est très dur de prendre des photos car c’est noir de monde. Il faut s’aventurer plus loin dans le parcours pour se retrouver seule dans la forêt.

Il ne faut surtout pas hésiter à sortir des enfilades de toriis pour découvrir de mini autels désertés par les touristes tout aussi beaux que la promenade.


Retrouvant le sentier principal, on peut constater que derrière chaque torii, des inscriptions y sont marquées. En réalité ce sont de grandes entreprises, des hommes d’affaires, sociétés qui ont financé ces grands portiques. À vrai dire lorsque l’on ne comprend pas le japonais, cela paraît très esthétique. Et dans l’autre sens ça fait spot de publicité. Lieu touristique incontournable du japon donc lieu propice pour être vu de tout le monde hihi ! Sur le torii il y est inscrit la date de pose et le nom.

D’après Kanpai.fr : “ il faut compter à partir de 175.000¥ (~1 379,00€) et jusqu’à 1,3 million de Yens(~10 259,70€) pour les plus visibles, avec plusieurs années d’attente !”


Plus j’avance dans le parcours plus on s’enfonce dans la colline et la forêt. Le jour commence à tomber. L’atmosphère y est paisible, on peut y sentir une once de mystère émerger…

Le moment du crépuscule rend ce sanctuaire hors du temps, dans un monde parallèle loin de l’agitation de la ville. 

Comme si on plongeait dans l’univers du film Le voyage de Chihiro. Peut être que la sorcière ou le sans visage va sortir de nulle part…


Il est temps de rentrer et de laisser derrière soi ce monde regorgeant de mystères et de légendes. L’univers de Ghibli y est perceptible …


Tout est dans l’instant…

Shanghai
06:19

01 sept 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.2

Régime culturel : 2 temples le matin et 2 temples l’après midi pour un repas équilibré.

À la conquête de l’Est de la ville vers d’autres cieux célestes.




Sur le chemin vers le prochain arrêt, de petites alcôves par-ci par-là où chacun peut venir s’y recueillir.

Petite rue bondée de personnes habillées en kimonos ou non menant à Kiyomizu-dera, le prochain arrêt. C’est aussi l’un des endroits idéal pour y faire son shopping souvenir.


Troisième arrêt de la journée : Kiyomizu-dera ou le grand temple de l’eau.

C’est un immense espace accueillant un temple bouddhiste mais aussi un sanctuaire shinto. Bâti en 780 et reconstruit en 1633 après un incendie (à l’identique bien sûr, comme ça on sait à quoi cela ressemblait dans les années 700). Au moment où j’y suis allée, c’était la Golden Week japonaise donc beaucoup de monde mais étant donné que c’est immense, ça se fait très bien !

On y trouve même un sanctuaire shinto, Jishu-jinja, dédié à l’amour et aux rencontres. Il y a deux pierres éloignées l’une de l’autre. Il est dit qu’il faut partir de l’une des deux en fermant les yeux et marcher jusqu’à l’autre pierre et en théorie vous allez tomber sur l’élu de votre coeur qui vous rentrera dedans car lui aussi a les yeux fermés. Comme on dit c’est le destin hein !


Le sanctuaire est connu pour sa plateforme flottante à 13m au dessus de sol, malheureusement lors de mon passage il y avait des travaux donc impossible à pratiquer… La plateforme offrirait un panorama magnifique notamment au printemps avec les cerisiers en fleurs et à l’automne avec la couleur des érables.

Dans ce lieu saint, de nombreuses boutiques vendant des souvenirs religieux s’y trouvent ainsi que des maisons de thés. C’est donc tout à fait normal de voir  de jeunes filles en kimonos entre amies en train de déguster probablement un thé au matcha. Mmmm… Oishii !


Il m’a fallu un certain temps pour visiter tout le complexe tellement c’est grand et beau. Ce qui rend le sanctuaire impressionnant est le fait que ce soit à flan de colline et surtout le rouge des pagodes et des portes qui se marie merveilleusement bien avec le vert de la végétation.

L’après midi étant bien entamée, je file vers le point tant attendu de mon séjour au Japon connu à travers le monde, les Toris de Fushimi Inari.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
13:13