Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
26 déc 2016
4 mois. 4 petits mois que je suis arrivée à Shanghai. 4 mois…

4 mois. 4 petits mois que je suis arrivée à Shanghai. 4 mois mais je crois que je ne réalise toujours pas que je vis à 10 000 km de « chez moi », que je vis en Chine dans une mégalopole de 23 millions d’habitants. Peut être est-ce mieux de ne pas réaliser, je ne sais pas.
En 4 mois j’ai beaucoup appris. Le premier mois, la découverte du pays qui m’accueille et l’étonnement. Puis le deuxième l’apprentissage  et maintenant la compréhension. Cependant, j’ai le sentiment de n’avoir toujours rien vu, rien fait à Shanghai et qu’il me reste beaucoup à explorer. Alors la Chine, il me faudra plusieurs années pour en découvrir chaque région et comprendre leurs différences.
Aujourd’hui je me sens très à l’aise dans la ville. Nous avons nos habitudes, cafés et restaurants préférés. J’ai un numéro de téléphone, un compte bancaire, mes factures chinoises qui arrivent chaque mois, je paie dans les magasins par Wechat (le Facebook Chinois), j’utilise leur vélib pour aller au bureau… Je pense que c’est grâce à tout ça qu’on se sent bien intégré à la vie Shanghaienne.
La relation avec les Chinois se passe bien. Alors oui, les crachats, les rôts, les curages de nez ne sont pas un mythe et c’est à longueur de journée que j’entends des raclements de gorges. La première fois, notre baptême du crachat, c’était à ma sortie de l’aéroport. Nous étions dans le taxi direction l’auberge. Le chauffeur, après s’être bien raclé la gorge un petit moment, a ouvert sa portière pour vider toute sa cavité buccale. Nous sommes parties dans un fou rire mémorable. Ça aurait pu être le dégoût mais c’est le rire qui est venu. Le rire pour l’ironie de la situation, la gène n’existait plus. Je crois que le Chauffeur ne s’est même pas douté que c’était pour ça que nous rigolions. C’était notre première confrontation à la culture chinoise.
Effectivement je n’aime pas quand on crache trop près de moi, ou quand je le vois. Mais les sons je n’y fais plus vraiment attention ou alors je m’en amuse.
Hormis ça, le meilleur contact avec les chinois c’est de sourire, il n’y a pas de secret. Même s’il y a la barrière de la langue, un sourire et tout passe mieux. Et … il faut aussi éviter le métro. Le métro est l’endroit où l’on peut s’énerver en 30 sec contre eux. Ça pousse, ça bouscule, ça force … C’est horrible. Imaginez le métro parisien en heure de pointe x1000 avec aucun respect. Vous y êtes.

Après 2 mois à faire la fête tout les weekends,ambiance Erasmus oblige, nous avons eu envie de découvrir plus la ville dans laquelle nous vivons. Grâce au Lonely Planet nous avons bousculé nos habitudes pour partir à la découverte de quartiers, musées et restaurants. Armées de nos vélos nous faisons de nombreux kilomètres chaque weekend, le sentiment de vacances et de voyage est retrouvé et c’est génial ! Une fois que le Lonely Planet sera épuisé (encore 2 weekends je pense), on partira sans but précis à l’aventure, c’est ça aussi le voyage!  Les alentours de Shanghai sont aussi très beaux. A 1 h de train, il y a des nombreuses villes, plus vertes et atypiques avec un vrai patrimoine. Ce sont des villes d’eaux avec des petits ponts traditionnels. J’en ai visité 2 pour le moment Suzhou et Naxun. Le reste sera idéal pour les weekends de printemps.

La nourriture chinoise est bonne, riz avec légumes en sauce et viande. Il y a une grande variété, autant qu’il y a de régions en Chine. Par exemple à Shanghai il n’y a pas de riz cantonnais. Je me pose même la question si à Canton on en trouve. Ni de nems (c’est vietnamien). Ce que l’on trouve de plus connu en France, c’est le porc au caramel, les vapeurs, et les nouilles sautés, que l’on appelle familièrement « Pâtes à l’huile ». Dans la rue, elles valent 1 euros par portion et elles sont cuisinées sous nos yeux. La première phrase que j’ai apprise en chinois est « Bu yao la » ce qui veut dire « pas épicé ». Elle a sauvé ma langue à plusieurs reprises…
La street food est super bonne, cependant il me semble que ça vient d’être interdit par la police car les vendeurs ne payaient pas de loyer. On verra comment ça évolue mais les brochettes pleines d’épices étaient délicieuses. Heureusement qu’à Shanghai Macdo livre à domicile…
Mais nos habitudes culinaires françaises ne disparaissent pas pour autant, le chocolat, le fromage, la charcuterie, ça manque un peu au bout de 4 mois, surtout au moment de Noël … Il y a des restaurants français à Shanghai, mais il faut prévoir le budget pour la raclette à 40 euros.

Voilà un petit résumé de ma vie à Shanghai. 4 mois qui se terminent par un Noël sous le soleil de Hainan.  Une année 2016 qui m’a offert beaucoup de changements dans ma vie, et j’en suis très heureuse.

Shanghai
16:47

11 déc 2016
16 nov 2016
26 sept 2016
18 sept 2016
Visite d’un lilong. 

Après la révolte en 1854, une grande…

Chacun à sa lampe, chacun paie son électricité

Visite d’un lilong. 



Après la révolte en 1854, une grande partie de la ville était détruite et manquait de nombreux logements. Les lilongs ont été un modèle d’habitation efficace pour palier à ce manque.
Les lilongs sont des quartiers formés de petites rues étroites, pour rationaliser l’espace. Chaque habitation à une grande porte en pierre qui donne sur une cour intérieure. Construit normalement pour une famille, aujourd’hui chaque lilong abrite plusieurs personnes, la cour est transformée en espace partager, cuisine, garage. L’espace par habitant est d’environ 3à10m2 par personne.

Ce modèle d’urbanisation a fonctionné jusqu’aux années 50. Cependant, aujourd’hui, les bâtisses de seulement 3 étages ne répondent plus au besoin de logement de la population. Les lilongs commencent peu à peu à être évacués. Les habitants sont relogés dans des buildings en périphérie de la ville. Certains sont heureux d’avoir accès à la propriété dans un building neuf, d’autres ne veulent pas quitter le centre ville. 

Nous avons visité un lilong, qui en 2012 avait encore près de 8000 personnes entre ses murs,dans une dizaine d’allée, aujourd’hui il ne reste qu’une vingtaine de famille qui ne veut pas quitter les lieux. Ils se retrouvent donc entourés de maisons fermées, détruites.

Depuis certains lilongs ont été détruit pour récupérer la place et construire des tours. D’autres sont désormais protégés, mais leur avenir n’est pas encore défini…

Shanghai
16:54