Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
12 oct 2018
Au pays du sourire – Lac Tonlé Sap.
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3 jours à explorer les temples d’Angkor. Le dernier jour à Siem Reap est consacré à une excursion en bateau dans un village flottant sur le lac du Tonlé Sap.

Le lac Tonlé Sap est le poumon du Cambodge, comme l’est le Nil pour l’Égypte. 

Poumon d’eau douce qui se déverse chaque année dans la plaine des temples d’Angkor et se rétracte à la saison sèche retenant sa respiration jusqu’à la prochaine expiration.

À 45min de Siem Reap, se trouve le  village sur pilotis de Kompong Kleang. 

De nombreux villages sont établis tout autour du lac voir dessus (pour le coup ils sont vraiment flottants). Les villages les plus proches de Siem Reap n’ont pas été épargné par le tourisme et sont de vrais pièges à touristes ! Kompong Kleang en fait partie mais c’est celui où la gangrène n’est pas encore irréversible…

Le village est en réalité sur pilotis qui donne l’impression de maisons flottantes lorsque la crue est au point culminant. Les structures sur pilotis peuvent atteindre 9m de hauteur ! C’est bien plus impressionnant en période sèche.

On navigue dans les “rues”, on passe par la “mairie”, le temple, les habitations où chacun est affairés. Jusque là tout est normal.

Les maisons au Cambodge qu’elles soient sur pilotis près du Tonlé Sap ou pas, sont faite pour tenir une vie, la durée de vie de l’occupant. Toutes les maisons sont un peu surélevée pour avoir un espace de stockage. Ceci illustre bien que la vie est éphémère et se résume à un grain de poussière.


Après avoir bien navigué dans les artères principales du village, on nous conduit vers la jungle flottante. Et là, c’est le moment que j’ai très mal digéré, la pure arnaque par excellence !

Après tout je reste une touriste…

À bord d’une pirogue avec une local et un bébé (ça se trouve c’est même pas son bébé mais celui de la voisine !). On nous emmène soi disant dans la jungle, on nous mène plutôt faire notre marché forcé… 5mins plus tard notre pirogue s’arrête à toutes les pirogues “boutiques” qui tentent de nous tirer des sous et de nous faire larmoyer… J’aime pas quand on me force la main et là pour le coup je n’ai pas été aimable… J’aurai dû le flairer ! Expérience au goût amer. Je n’imagine même pas qu’elle aurait été ma réaction si j’avais été à Chong Kneas, le village ultra touristique du lac…


Avec ce goût salé et amer dans la bouche, nous retournons à Siem Reap. Une amie malaysienne, Ling que je me suis faite le matin même m’attend pour qu’on aille goûter ensemble la bonne cuisine Kmère !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
12:14

09 oct 2018
Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 3

Jour 3:

« Au fond, écroulé en partie, mais dressant néanmoins sur les deux côtés des murailles encore affirmées, ce temple rose, orné, paré, Trianon de la forêt sur lequel les taches de mousse semblaient une décoration ». « Nous avions touché ce qui nous appartenait ». (André Malraux – La voie royale)


Banteay Srei – La citadelle des femmes, s’est fait connaître du public grâce à une aventure cocasse d’André Malraux. 

Encore à ses débuts, peu connu et désargenté, Malraux s’engage dans une aventure rocambolesque à l’Indiana Jones: Volé des éléments du temple Angkorien de Banteay Srei pour se faire de l’argent. L’expédition fut de courte durée, dénoncé rapidement, il est arrêté à Phnom Penh par le protectorat français et est jeté en prison pour vol. Ce séjour aura eu le mérite de l’inspirer pour son premier succès : La voie royale.

Construit au Xe siècle, c’est l’un des bijoux de l’art Kmer, sculpté avec une finesse dans le grès rose (unique temple en grès rose). Certains disent qu’il aurait été construit par des femmes au vu de sa délicatesse dans les détails. Il est dédié à Vishnu, dieu hindouiste. Chaque fronton et bas reliefs représentent une légende de la religion hindouiste.

C’est l’expédition du 3e jour, il faut une bonne heure de route en tuktuk pour y aller. Excentré des villes royales angkoriennes comme Angkor Tom. 

Beaucoup plus petit que les autres temples mais plus riches en détails, chaque pavillon est un délice pour les yeux. 

Il est considéré comme un bijou précieux de l’art Kmer.

En général Banteay Srei fait partie du Top 5 des temples visités d’Angkor.

- Angkor Wat

- Bayon

- Ta Prohm

- Pre Rup

- Banteay Srei


Banteay Srei sera mon dernier temple de ce pass 3 jours qui arrive à expiration. Pas le temps d’aller jusqu’au temple où le film Deux frères a été tourné qui est encore plus éloigné et moins encore moins fréquenté. Seuls les plus aventureux y vont.

Sur le chemin du retour j’admire la nature environnante si plate. Croise quelques tuktuks allant vers le temple. Retour à l’auberge pour reposer les gambettes près de la piscine et planifier ma dernière journée à Siem Reap.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
12:24

05 oct 2018
Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 2.2

La grande boucle a moins de temples et est un poil moins fréquentée. Les sites sont plus éloignés des uns et des autres mais ça permet de voir la campagne environnante et de croiser les villageois qui vivent dans le parc d’Angkor. 

Des sourires échangés, des “Hello” que les enfants crient tout joyeux, des signes de mains par ci par là au gré de la route. 

Et même parfois des tuktuks désespérés qui tentent de m’accoster en espérant que je laisse ma bicyclette sur le bas-côté pour monter à bord ! 


  • Pre Rup est le 2e temple de la journée (Xe). En le voyant de loin, j’ai pensé voir un temple d’Amérique du Sud. J’ai tout de suite pensé aux Incas et aux Mayas ! Mais non, je suis en Asie du Sud-Est… Et on est au Cambodge au pays des Kmers. Il y a quand même un air haha !
  • Ta Som (XIIe) se trouve à plusieurs Km après Pre Rup. C’est un temple dans le style du Bayon (le temple aux milles visages). Ici c’est une combinaison de tête, et de reprise des droits de la nature sur son environnement. Connu pour sa fameuse porte qui se fond avec l’arbre. Vers quelles contrées mystérieuses nous mène cette porte ? 

Il est encore tôt, les temples sont relativement calme mis à part des cris incessants des vendeuses à la sauvette essayant de vous vendre des souvenirs, même à côté de la porte et essayant d’attirer votre attention en se mettant bien devant l’objectif.

  • Preah Khan – Le temple de l’épée sacrée en Kmer (XIIe) a été construit en attendant la fin de construction de la ville Angkor Tom (là où se trouve le Bayon). Il a donc servi comme centre névralgique d’une ville. Je m’imagine en plein milieu de ce temple fourmillant d’ouvriers, d’artisans, de moines, de gens de la cour, d’apsaras (danseuses). Le complexe est assez labyrinthique. Un peu déserté par les touristes, il est en moins bon état que Ta Prohm. Ici on a vraiment l’impression d’être dans des ruines et on tente de se frayer un chemin…

Bientôt l’heure du déjeuner, l’heure est chaude et je commence à fatiguer avec ces grosses journées. Ayant vu le lever du soleil à 5h30 du matin, je mérite bien une petite sieste. 
En voiture Simone, direction l’auberge et sa piscine en rooftop !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
17:38

30 sept 2018
Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 2.1
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« Qui nous dira le nom de ce Michel-Ange de l’Orient qui a conçu une pareille œuvre, en a coordonné toutes les parties avec l’art le plus admirable, en a surveillé l’exécution de la base au faîte, harmonisant l’infini et la variété des détails avec la grandeur de l’ensemble et qui, non content encore, a semblé partout chercher des difficultés pour avoir la gloire de les surmonter et de confondre l’entendement des générations à venir ! » (Henri Mouhot)


Jour 2 :

Grande boucle (24Km + 14Km aller-retour) avec le lever du soleil sur Angkor Wat.

Départ à 4h30 de l’auberge pour ne pas rater le lever de soleil ! 

Enfourchant ma bicyclette, je pédale à travers la nuit encore sombre.

Que d’aventures ! Personne sur la route, quelques rayons de lumières matinales commencent à pointer. À la croisée entre deux mondes, le jour et la nuit. Ça rend Angkor encore plus mystérieux !

Arrivant au temple, tout est sombre, il faut une lampe de torche pour arriver au point “photo souvenir”. De nombreuses personnes ont été matinales, il faut pousser des coudes pour se faire une petite place.

Angkor Wat est l’un des premiers temple du site à ouvrir tôt ses portes. Avant que toutes les autres personnes aient la même idée, je file vers l’intérieur du temple pour être la première.

Un rapide topo sur Angkor Wat:

Symbole du drapeau cambodgien, il est l’archétype de l’architecture, de l’art, de la culture Kmère au Moyen-Âge. Il a été construit au XIIe par Suryavarman II, en tant que temple d’État et capitale Kmer. 

Sa découverte en 1860 par Henri Mouhot permet de redécouvrir une civilisation très avancée pour l’époque. Jusqu’à très récemment tout le monde pensait que le temple datait de la même époque que la Rome antique car personne croyait les Kmers capable d’une telle construction. Du fait qu’il n’y ait pas eu de transmissions écrite, petit à petit les villageois de la plaine se mirent à croire que le temple avait été érigé par les dieux.

Sa conservation quasi exceptionnelle est en partie due au fait qu’il a toujours été en activité en tant que temple hindou (au début) puis bouddhiste (aujourd’hui). Les immenses douves entourant le sanctuaire l’ont protégé de la jungle.

Il me faudra bien 2 bonnes heures pour apprécier chaque détail, chaque fresque. Le lieu est immense avec un enchevêtrement de galerie, de niveaux. L’endroit est tout simplement magique !

Les cars de touristes chinois commencent à débarquer au temple, c’est le signe qu’il faut que je prenne de l’avance sur le circuit pour éviter la foule.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
09:54

28 sept 2018
Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 1.2.
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« J’ai tout essayé, tout éprouvé… Au fond des forêts du Siam, j’ai vu l’étoile du soir se lever sur les ruines de la mystérieuse Angkor… » (Pierre Loti)

Pédalant à travers ces témoins d’un empire puissant et d’une culture très riche, on ne peut s’empêcher de s’émerveiller devant ces montagnes de pierres ne faisant qu’une avec la nature qui a repris ses droits. Autrefois, l’être humain avait su dompter l’environnement, a construit des canaux d’irrigations, a aplani le sol afin d’ériger ces monuments emplis de symboles.

Ma bicyclette ou plutôt mes jambes m’amènent au 3e temple de la journée.

  • Ta Prohm (1186) vous évoque immédiatement Tomb Raider avec Angelina Jolie !

Ce temple auparavant était un monastère et une université bouddhique sous le roi Jayavarman VII. Une inscription sur le temple indique que 12 640 personnes servaient ici, une vraie usine pour l’époque ! Ça l’est encore aujourd’hui, ça grouille de touristes qui se pressent à la porte de Tomb Raider pour la photo iconique. Il fait parti du TOP 3 des temples à voir à Angkor.

C’est un vrai dédale, il est immense et ce n’est pas toujours facile de se repérer dedans.

Ta Prohm d’une certaine façon a gardé son côté “jungle”, ça donne l’impression qu’en tant que touriste on découvre le temple de la même manière que l’on fait les premiers explorateurs. Les responsables de la Conservation ont fait ce choix de garder cet esprit, car de toute manière il est presque impossible de retirer les arbres qui ont fait leur nid sans endommager l’édifice. Leur rôle a été de rendre tout ça stable pour que l’on puisse visiter.

  • Le dernier temple de la journée est Banteay Kdei ou “la citadelle des cellules” (fin XIIe), un monastère bouddhique.

Beaucoup plus calme que Ta Prohm, celui-ci est la plupart du temps délaissé par les touristes fatigués de leurs visites précédentes

Reprenant le vélo, le chemin me conduit à Angkor Wat, volontairement je ne rentre pas dans l’enceinte car je veux me réserver la surprise le lendemain matin au lever du soleil !

Encore 7 petits Km avant d’arriver à l’auberge pour prendre une bonne douche rafraîchissante ! Et… C’est à ce moment là que la pluie tomba ! Au moins ça m’a bien rafraîchit avant la douche.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
14:13

Au pays du sourire – Les temples d’Angkor. Part 1.
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Une toute nouvelle destination rayée de la To Do List : le Cambodge.

Mon premier pays d’Asie du Sud-Est. Aussi connu sous le nom “Pays du sourire” avec ses habitants arborant un sourire à chaque instant. Ancien protectorat français au passé colonial tortueux. Les temples d’Angkor, symbole national mais aussi lieu de tournage du film animalier “Deux frères”.

Pendant 11 jours, découverte des différentes facettes du pays, tantôt très touristique, tantôt perdue au milieu de nulle part dans la jungle.

Au programme: Siem Reap – Sen Monorom – Phnom Penh



Étape 1: Siem Reap – Les temples d’Angkor.

Après un long voyage, vol Shanghai -Phnom Penh, nuit à Phnom Penh, bus de jour Phnom Penh – Siem Reap. Me voilà enfin arrivée à destination dans la ville accueillant chaque année des milliers de touristes qui viennent voir le site d’Angkor.

Le fameux pass 3 jours d’Angkor en mains, il n’y a plus qu’à planifier ma visite de ce site religieux gigantissime !

Pour visiter les temples il y a 3 moyens:

- Tuktuk à la journée (prix variant en fonction du circuit que vous faites et faut impérativement négocier)

- Être dans un groupe organisé avec un guide

- Louer une bicyclette et utiliser ses gambettes (2$ à la journée).

Vous vous doutez le choix est vite fait. De plus vous êtes libre et faites ce que vous voulez, vous arrêtez quand vous voulez etc… Ça a un côté baroudeur.

Ensuite il y a 2 circuits principaux concentrant les temples les plus emblématiques. 

La petite boucle fait 17Km et regroupe la plupart des temples. La grande boucle (25Km) a moins de temples mais permet de se balader dans la campagne cambodgienne. Et il y a les temples excentrés, là pas le choix, il faut prendre un tuktuk.


Jour 1:

Petite boucle (17Km + 14Km aller-retour jusqu’à l’auberge). Enfourchant ma bicyclette direction le site. Le chemin jusqu’aux temples depuis l’auberge est rectiligne et il suffit de suivre la ribambelle de tuktuks qui se suivent.

Après avoir passé le poste de contrôle, je file vers le premier temple de la journée, le Bayon.

  •  Le Bayon est le 2e temple le plus visité après Angkor Wat. Il fut le temple central de l’ancienne ville Angkor Tom (capitale de l’époque) sous le règne des Kmers au début XIIIe siècle.

Dernier temple montagne édifié sous Jayavarman VII montre l’apogée de son règne. Le temple est célèbre pour ses tours visages énigmatiques représentant des buddhas bienveillants et souriants pointant le regard vers les 4 points cardinaux, ou bien est-ce le roi Jayavarman VII qui y est représenté… Qui sait… Il existe 2 théories d’après les archéologues.

Étant arrivée tôt, j’ai réussi à esquiver la foule de touristes (chinois – ils sont partout !) pour profiter du lieu. Très vite, ça peut être une corvée de visiter les temples car ce sont des espaces assez étroits qui génèrent facilement la congestion.


  • Le 2e temple de la matinée est le Baphuon, grand édifice religieux du Cambodge ancien. C’est l’un des temples où les marches sont terriblement dangereuses, ça en devient de l’escalade ahah ! Apparement les enfants de moins de 12ans ne sont pas autorisés.
  • Non loin du Baphuon se trouve le Palais Royal:

En sortant du Palais Royal, on arrive à la terrasse des éléphants, frise impressionnante d’éléphants. Plateforme de 400m de long construite par le roi pour assister à des spectacles donnés sur la place.

Jusqu’à présent je ne suis pas trop submergée par les cars de touristes. Il m’arrive de temps en temps de m’incruster dans un groupe francophone afin d’entendre les explications du guide sur telle ou telle fresque hihi. Le temps est grisou mais pas de pluie ! Le mois d’Août est le moment idéal de la mousson grrr…


Tout est dans l’instant…

Shanghai
11:33

27 sept 2018
Shanghai – Temple du Buddha de Jade.

Je ne fais pas que vadrouiller en dehors de Shanghai et de la Chine. Il m’arrive aussi de partir à la découverte de cette ville multiculturelle.

Le sujet de ce post est donc le Temple du Buddha de Jade à Shanghai (Ouest – Puxi).

Situé à 10min en vélo de chez moi, les travaux de rénovation finis, il est temps d’aller explorer ce temple (l’un des plus beaux de Shanghai et intéressant – dixit guides touristiques) datant de 1928.

En réalité, ce temple a été construit pour remplacer le temple écrasé pendant la révolution à la fin de la dynastie Qing et abriter deux buddhas sculptés dans la pierre de jade blanche et ornées de pierres précieuses.

Les deux statues de Buddha de Jade ont été ramené de Birmanie par un moine nommé Huigen. L’une mesure 1m90 représentant le buddha lors de la méditation et de l’illumination. L’autre allongée de 96cm représente la posture du repos chanceux.

Encore actif, avec des moines vivant dans l’enceinte du temple. Il est relativement grand à l’organisation traditionnelle ce qui contraste avec l’environnement verticale urbain.

De part et d’autre de la cour principale, il y a deux halls où l’on peut exercer sa calligraphie gratuitement en recopiant des écrits bouddhiques. 

À peine rénové, le temple sent encore la peinture fraîche, on a pas l’impression que c’est un temple qui approche les 100 années d’existence…

Métro : Changshou Rd

Tarif d’entrée : 20 Yuans (en cash – toujours dans les temples)

Ferme à 16h30


Tout est dans l’instant…

Shanghai
19:18

20 sept 2018
La montagne QingLiang – Up & Down. Part 3.
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JOUR 3:

Repos dans les cascades. Ce sera juste 5 petits Kms à parcourir dans le parc des 18 cascades du dragon.

Avec deux genoux bien gonflés après l’étape d’hier, un bain bien froid dans une cascade me fera le plus grand bien !

Après avoir passé la matinée au frais dans les cascades, à plonger tête la première dans l’eau fraîche, retour à l’auberge pour un dernier repas, boucler le sac et prendre la route pour Shanghai.

En résumé, au cours de ce weekend, les chamallows, le pot de Nutella et les genoux ne sont plus. J’avoue que c’est la première fois que je faisais une vraie randonnée de ce type. 

Depuis si vous cherchez sur M2 adventure le compte officiel, il y a un message écrit en gras et rouge au sujet des genoux haha dans le post dédié au weekend à QingLiang Peak qui est régulièrement proposé.

Spéciale dédicace à papi bouquetin, spéciale dédicace aux copains à qui j’en ai fait voir de toutes les couleurs, parce que oui, j’ai un côté casse-cou hihi.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:35

La montagne QingLiang – Up & Down. Part 2.
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JOUR 2:

Ascension de la montagne QingLiang, 2e plus haute montagne (1787m) de la Chine de l’Est après les montages jaune (même province).

Réveil à 6h30 avec baozis nature à foison et l’énorme pot de Nutella de 1kg qui fait plaisir aux grands enfants que nous sommes !

Petit déjeuner: Ok   –  Séance de stretch matinal: Ok

Maintenant il est temps de partir sur des chemins sauvages à la conquête du mont où les limites physiques seront poussés au maximum pendant 24Km (ahah ça sent le vécu ! Eh oui je n’en suis pas sortie indemne de cette ascension…)

Petit à petit à travers les arbres, la lumière monte, et il n’est que 9h du matin. J’ai l’impression d’être debout depuis des heures et de grimper depuis un certain temps sans vraiment avancer. Comme ce sont des sentiers sauvages, il faut plus ou moins faire sa route, trouver son rythme et ne pas lâcher. Mes genoux en ont très vite décidé autrement à cause des marches en pierres complètement irrégulière, à moitié fendues etc…

C’est ainsi qu’avec Gaëlle, une copine et le guide qui ferme la marche, nous étions les trois bons derniers du groupe.

C’est-il pas beau ? Une mer de nuage se noyant dans diverses nuances de bleu. On est presque arrivé au pic le plus élevé, restant toujours bonne dernière. 

Entre temps ça ne m’a pas empêché de me casser la figure, de tomber, d’avoir le genou sanguinolent, et par la même occasion un bon bain de boue intégral. Ah c’est certain qu’il ne faut pas avoir peur de se salir les mains lorsque l’on part à l’aventure.

Enfin la récompense de l’effort après 4h-4h30 de montée ! Cette vue sans téléphériques et ses câbles, sans un parcours bétonné pour touristes, sans personnes à part de vrais randonneurs, un ciel non pollué, un silence accompagné du sifflement du vent. 

Pour le déjeuner on s’installe au niveau du pic avant d’entamer la descente et… C’est là ! Que les choses deviennent intéressantes.

Notre animatrice nous propose 2 options pour redescendre: 

1- on reprend le même chemin qu’à l’allée

2- on descend par un autre chemin qui nous fait faire une boucle et met “1h” de plus.

Avec Gaëlle, on avait déjà bien galérer à l’allée, dans mon esprit faire une boucle correspondait à un chemin plus facile avec juste une heure de plus (que nenni !). C’est donc avec une grande joie qu’on a pris la 2e option. Ce fut un très mauvais choix.

Cette photo n’est qu’un vague aperçu du parcours retour. Juste après cette photo, ça a été la plus longue descente de ma vie haha ! Une pente non loin de 90° d’inclinaison faite de pierres blanches, pas vraiment de prises, et oh glissante. C’est ainsi que je commença ma longue descente avec un papi guide à l’agilité d’un bouquetin chaussé seulement d’une paire de converse.

Faisant très attention, je n’ai pas eu trop le temps d’apprécier le paysage, le peu de ce que j’ai pu voir était très beau et dépaysant. Au cours de la descente, la nature est changeante, tantôt boisée, tantôt rocailleuse, tantôt découverte, tantôt submergée par les herbes montantes à la Rambo ou Indiana Jones.

Je resta bonne dernière du groupe avec papi bouquetin. Les genoux ont commencé à faire la grève, je m’arrêtais de plus en plus, papi bouquetin aussi vu qu’il se calait sur mon rythme. 

C’était un prétexte pour lui de fumer sa cigarette. 

Comment un papi vieux de 70 ans au moins, avec des converses et fumant comme un pompier peut emprunter ces chemins normalement comme si il marchait sur une route parfaitement normale …

Petit à petit je voyais la lumière descendre, les copains étaient déjà tous en bas et moi encore en haut. Les genoux ne voulaient plus avancés (ça c’est très embêtant), pas possible d’appeler un hélico de secours, il me restait plus qu’à descendre sur les fesses. Je dis ça car je tombais assez souvent et la plupart du temps j’entrainais pauvre papi bouquetin avec moi.

C’est ainsi qu’après moult péripéties, avec plus de 5h de descente, j’arrivais en bas en un presque seul morceau exténuée.

Après l’effort, une bonne bière pour soulager les courbatures à venir et un bon repas avec les copains pour finir cette journée riche en émotions.

Qui ce soir au coin du feu avec les chamallows va survivre aux loups garous ? Qui sera le loup garou qui va tuer la voyante que je suis ? Qui va gagner ? Les loups garous ou les villageois ?

Observation du ciel étoilée près du feu de camp, réflection, philosophie sur la vie, des blagues, des délires qui nous ont bien faire rire.

 Une vraie colo avec de grands enfants !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:14

19 sept 2018
La montagne QingLiang – Up & Down. Part 1.

Nous sommes en Juin, il fait beau, il fait chaud. 

Déjà presque une année d’écoulée en Chine avec pleins d’expériences top, des gens formidables, des voyages extra, une année scolaire à l’université de Shanghai qui touche à sa fin.

Pour clôturer cette année scolaire chinoise, j’ai fait une dernière escapade avec mes amis de la troupe d’improvisation au moment du Dragon Boat festival.

Le Dragon Boat festival est la fête des bateaux dragons, qui rend hommage à un poète chinois qui s’est suicidé car le roi de son royaume n’a pas écouté ses conseils pour sauver le pays d’une guerre fatale. Depuis, en son nom, une fête est organisé où les gens font des courses de bateaux dragons et mangent des Zongzi (riz gluant avec des légumes ou de la viande enveloppé dans une feuille de bambou).

Fête dit weekend prolongé ! C’est ainsi qu’avec les coupains, on part en weekend organisé faire une randonnée dans le Zhejiang avec M2 Adventure. Ambiance colo garantie !


3 jours de randonnée. Jour 1 = 18Km. Jour 2 = 25Km. Jour 3 = 5Km.

JOUR 1:

Avec tout ce beau monde, nous sommes partis tôt afin de faire les 18Km de randonnée sauvage. 

Nous sommes arrivés la veille de Shanghai vers 1h du matin dans la province d’Anhui.

Le but de la randonnée est d’emprunter une vieille route – Huihang Ancient Path – qu’utilisaient les marchands pour accéder au à la province du Zhejiang. Elle avait un rôle important dans la route de la soie et du thé.

Arrêt rafraichissement. C’est vrai que ça ne paie pas de mine mais c’est ça qui est super ! Ce n’est pas l’une de ces nombreuses échoppes pour touristes que l’on trouve partout lorsque l’on se balade dans une réserve naturelle. Cette randonnée est l’une des rares à n’avoir pas été reconvertie en parc à touristes comme HuangShan (les montagnes jaunes) qui se trouvent aussi dans la province du Zhejiang.

Nous sommes entre le province de l’Anhui et la province du Zhejiang. La fin du parcours nous fait arriver au village de Yonglai, là où un mini van nous attend pour nous emmener à l’auberge pour les 2 prochaines nuits.

Régime d’eau fraîche et d’air pur… Mmmm… Nettoyage et décrassage intensif des poumons.

Après une bonne journée de marche on arrive tous en un seul morceau à Yonglai village. Je dis ça car le 2e jour nous ramènera pas tout le monde en un seul morceau ahah !

Direction l’auberge à quelques Km d’ici.

Notre hébergement est perdue dans cette verdure escarpée. Ce qui est un mal pour un bien puisque qu’il n’y a pas une horde de touristes chinois, on peut donc être réveillé par le chant du coq.


Avec les coupains et les autres membres du groupe, on a passé la soirée autour d’un feu de camp à griller des chamallows (comme dans les films américains) et à jouer aux loups garous. 

Rires, Manipulations, complots, trahisons au RDV. Qui sera la victime des loups garous ? Épisode à suivre…


Tout est dans l’instant…

Shanghai
08:25

07 sept 2018
Au pays du soleil levant – Nara.
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Lorsque Nara fut créée, à son commencement, le dieu Takemikazuchi serait entré dans la ville sur le dos d’un daim blanc afin de la protéger.


C’est ainsi que depuis 2000 ans cette légende perdure et que plus de 1200 daims y vivent paisiblement. Considérés comme les gardiens sacrés de la ville, ils en sont le symbole attirant des milliers de touristes chaque année.


Le temps d’une journée à quelques Km de Kyoto, je suis allée à Nara, la ville sacrée des daims (cerf sika).

Elle fut la capitale du Japon de 710 à 789. Plus petite et moins dense que Kyoto, elle se visite facilement à pied. La plupart des attractions sont concentrées au même endroit. C’est ainsi que j’alla à la rencontre de ces daims malicieux et farceurs !

L’attraction locale est d’acheter des sinks senbei (des biscuits spécial daim !), pour une poignée de Yens, vous avez deux paquets et le but est d’en donner aux daims. Aucune inquiétude à se faire, ces petits malins sont bien rodés. Ils ne sont jamais loin des stands. N’essayer pas de les cacher derrière votre dos car un autre daim viendra à coup sûr par derrière pour vous chiper vos biscuits hihi !

Aaaah le p’tit coquin !!

Les daims sont généralement concentrés dans le parc, mais il n’est pas rare de les voir en centre ville. À moitié domestiqués, ils font un peu ce qui leur chante et n’ont pas peur des humains. Donc précautions, si on les cherche trop, ils riposteront sans aucune pudeur. La municipalité a vu le taux de morsure augmenter. Pour prévenir les morsures, de nombreux panneaux “Attention !” sont disséminés dans le parc.


Passé historique rime avec temples bien évidemment !

Le plus grand de tous est Todaiji temple. Magnifique temple avec le plus grand buddha assis en bronze du Japon.

Il est possible dans les temples au Japon de demander à des personnes au sein du temple, qu’ils écrivent un message béni dans un carnet que vous rapporter avec vous. De nombreux japonais collectionnent les messages bénis recueillit dans les temples.

Un peu plus en haut de la colline se trouve Nigatsu-Do hall, moins touristique.


Plus haut sur la colline, on a un point de vue sur la ville. C’est le moment d’aller se balader dans la grande forêt et de tenter d’apercevoir des daims plus sauvages. Le mode Wanderlust est activé.

On pourrait se croire dans le film “Le vent se lève” de Ghibli.

Daims trop mignons, overdose de verdure à gogo ! Je pense avoir fait le plein pour mon retour à Shanghai.


Nara était la dernière étape du voyage. Tout au long du séjour, je n’ai pas cessé d’être émerveillée et incroyablement surprise par le Japon. À plusieurs reprises j’ai eu le sentiment d’être dans Pokemon, ou un manga, ou un film Ghibli car c’était si ressemblant.

C’est un pays qui vous frise le poil tellement c’est bien ! Que ce soit la culture pop / traditionnelle, la cuisine, les gens etc… tout y est extra. Bien sûr qu’il y a des points négatifs mais ne connaissant pas assez bien, ceci n’est qu’un point de vue objectif.

Une chose dont je suis sûre, c’est avec plaisir que je reviendrai pour visiter d’autres endroits du Japon ! J’attends ce moment avec hâte.


Une chose qui m’a beaucoup fait rire quand j’étais à Tokyo: ce sont ces camions diffusant les nouveaux tubes des idols de la pop japonaise !

Gros spot de pub ambulant avec d’excellents basses tourner à fond ahah !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
13:34

06 sept 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.4

Gion, le berceau des geishas.

Quartier traditionnel de Kyoto qui abrite les okiyas – maison de thé. Les okiyas sont le foyer d’apprenties geishas (maikos) et des geishas. Difficile d’accès à moins d’avoir un très gros portefeuille, partager un moment avec une geisha n’est pas donné à tout le monde. Le plus simple est de tenter de les apercevoir dans les petites rues du quartier à l’architecture traditionnelle.



Petit point sur les geishas:
Geisha signifie : personne pratiquant les arts.

En occident, les geishas sont souvent vues comme des prostituées. Alors qu’en réalité ce sont des femmes artistes, gardiennes de l’art et de la culture traditionnel japonaise tel que la danse, la musique, le chant, la littérature, la poésie, l’art de la conversation.
Les préjugés que nous avons sur les geishas est dû à plusieurs faits. Durant la seconde guerre mondiale, les prostituées habitant dans le même quartier que les geishas se sont inspirées de leur façon de s’habiller et de se comporter pour séduire les soldats américains. Les GI les appelaient “Geisha girls”. Aussi pendant la même période certaines geishas n’ayant plus de revenus pour subvenir à leur besoin et à ceux de l’okiya ont pris le chemin de la prostitution. Très vite la frontière entre ces deux mondes totalement différent est devenue floue.
Avant tout, le rôle d’une geisha est de distraire d’une manière intellectuelle, en aucun cas elles ne peuvent avoir de relation de sexuelle sans un danna (mécène – et cela n’implique pas à chaque fois une relation sexuelle). En quelque sorte, ce sont des nonnes totalement dévouées à leur art.

Cet aspect de la culture japonaise est en voie de disparition. Au XVIIIe, elles étaient des milliers, aujourd’hui elles ne sont plus qu’environ 200 (dont beaucoup d’apprentis qui renoncent avant d’être geisha officiellement).


Lors de la visite de Gion, je n’ai pas croisé de geishas ni de maikos. Le quartier était encore endormi à 7h du matin. Pas un chat dans les rues… Gion se visite de l’extérieur pour la baroudeuse que je suis, un simple backpack sur le dos ne suffit pas pour rentrer dans une maison de thé pour passer juste une heure en compagnie d’une geisha. Sans avoir pu entrer dans ce monde mystérieux que sont les geishas, je me dirigea vers la gare pour Nara, la ville sacré des daims.



Tout est dans l’instant…

Shanghai
08:54

05 sept 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.3
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Le meilleur pour la fin de la journée, le point culminant de ce régime culturel :

Fushimi Inari Taisha, le sanctuaire aux 10 000 toriis dans la montagne de Kyoto.

Le moment de mon séjour que j’attendais avec le plus d’impatience !

C’est le plus grand sanctuaire shinto du Japon. Érigé en 711 pour la déesse du riz Inari mais plus largement à la richesse. En bas de la montagne, il y a des sanctuaires mais l’attraction principale est la balade pédestre tout du long de la montagne sous les toriis.


Le sanctuaire couvre 900 000m2 donc toute la montagne. Voici la carte du lieu:

J’ai donc fait tout le tour de la montagne jusqu’à la tombée de la nuit où le sanctuaire s’illumine à l’aide de petites lanternes. Eh oui le lieu reste accessible même de nuit !
La visite commence par la petite rue commerçante menant à plusieurs petits sanctuaires précédant le chemin pédestre.


Après ce torii (ce sont ces grands portiques rouges et noires) s’annonce la longue enfilade emblématique que l’on retrouve dans le film Mémoire d’une Geisha.

À droite ou à gauche ? Quel chemin me mènera à la voix céleste ? 

Sanctuaire emblématique du Japon dans le monde entier, il est très dur de prendre des photos car c’est noir de monde. Il faut s’aventurer plus loin dans le parcours pour se retrouver seule dans la forêt.

Il ne faut surtout pas hésiter à sortir des enfilades de toriis pour découvrir de mini autels désertés par les touristes tout aussi beaux que la promenade.


Retrouvant le sentier principal, on peut constater que derrière chaque torii, des inscriptions y sont marquées. En réalité ce sont de grandes entreprises, des hommes d’affaires, sociétés qui ont financé ces grands portiques. À vrai dire lorsque l’on ne comprend pas le japonais, cela paraît très esthétique. Et dans l’autre sens ça fait spot de publicité. Lieu touristique incontournable du japon donc lieu propice pour être vu de tout le monde hihi ! Sur le torii il y est inscrit la date de pose et le nom.

D’après Kanpai.fr : “ il faut compter à partir de 175.000¥ (~1 379,00€) et jusqu’à 1,3 million de Yens(~10 259,70€) pour les plus visibles, avec plusieurs années d’attente !”


Plus j’avance dans le parcours plus on s’enfonce dans la colline et la forêt. Le jour commence à tomber. L’atmosphère y est paisible, on peut y sentir une once de mystère émerger…

Le moment du crépuscule rend ce sanctuaire hors du temps, dans un monde parallèle loin de l’agitation de la ville. 

Comme si on plongeait dans l’univers du film Le voyage de Chihiro. Peut être que la sorcière ou le sans visage va sortir de nulle part…


Il est temps de rentrer et de laisser derrière soi ce monde regorgeant de mystères et de légendes. L’univers de Ghibli y est perceptible …


Tout est dans l’instant…

Shanghai
06:19

01 sept 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.2

Régime culturel : 2 temples le matin et 2 temples l’après midi pour un repas équilibré.

À la conquête de l’Est de la ville vers d’autres cieux célestes.




Sur le chemin vers le prochain arrêt, de petites alcôves par-ci par-là où chacun peut venir s’y recueillir.

Petite rue bondée de personnes habillées en kimonos ou non menant à Kiyomizu-dera, le prochain arrêt. C’est aussi l’un des endroits idéal pour y faire son shopping souvenir.


Troisième arrêt de la journée : Kiyomizu-dera ou le grand temple de l’eau.

C’est un immense espace accueillant un temple bouddhiste mais aussi un sanctuaire shinto. Bâti en 780 et reconstruit en 1633 après un incendie (à l’identique bien sûr, comme ça on sait à quoi cela ressemblait dans les années 700). Au moment où j’y suis allée, c’était la Golden Week japonaise donc beaucoup de monde mais étant donné que c’est immense, ça se fait très bien !

On y trouve même un sanctuaire shinto, Jishu-jinja, dédié à l’amour et aux rencontres. Il y a deux pierres éloignées l’une de l’autre. Il est dit qu’il faut partir de l’une des deux en fermant les yeux et marcher jusqu’à l’autre pierre et en théorie vous allez tomber sur l’élu de votre coeur qui vous rentrera dedans car lui aussi a les yeux fermés. Comme on dit c’est le destin hein !


Le sanctuaire est connu pour sa plateforme flottante à 13m au dessus de sol, malheureusement lors de mon passage il y avait des travaux donc impossible à pratiquer… La plateforme offrirait un panorama magnifique notamment au printemps avec les cerisiers en fleurs et à l’automne avec la couleur des érables.

Dans ce lieu saint, de nombreuses boutiques vendant des souvenirs religieux s’y trouvent ainsi que des maisons de thés. C’est donc tout à fait normal de voir  de jeunes filles en kimonos entre amies en train de déguster probablement un thé au matcha. Mmmm… Oishii !


Il m’a fallu un certain temps pour visiter tout le complexe tellement c’est grand et beau. Ce qui rend le sanctuaire impressionnant est le fait que ce soit à flan de colline et surtout le rouge des pagodes et des portes qui se marie merveilleusement bien avec le vert de la végétation.

L’après midi étant bien entamée, je file vers le point tant attendu de mon séjour au Japon connu à travers le monde, les Toris de Fushimi Inari.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
13:13

Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 2.1
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Une journée marathon spéciale temples & sanctuaires de Kyoto. 

Au menu, visite des lieux incontournables du Japon !

Tout d’abord, Kyoto est une ville très bien desservie par son métro, les lignes de train et ses bus. Il faut juste comprendre comment le réseau fonctionne entre les lignes nationales (JR) et les lignes privées de Kyoto.



C’est ainsi partant de bonne heure pour mon périple que je pris le train. 

Même le train est une expérience ! Tout de suite je me suis retrouvée dans l’univers Pokemon (l’uniforme des conducteurs de train me fait penser à la policière dans Pokemon hihi), ou bien les mangas et les animés sur le thème Slice of life (Shojo – genre de mangas).


Premier stop: Tenryu-ji (le grand temple au dragon céleste)

La première visite de la journée commence au Nord-Ouest de Kyoto, dans le quartier d’Arashiyama. Ce temple, fondé mi XIVe siècle suit les préceptes de l’école bouddhiste zen Rinzai.

Construit par le shogun Ashikaga Takauji, le grand temple du dragon céleste fut incendié à maintes reprises mais toujours reconstruits à l’exacte.

Complexe assez grand qui se visite en chaussettes, à vrai dire c’est agréable de se balader en chaussette sur les nattes de bambous.

Le jardin est particulièrement photogénique en Automne.

Temple incontournable au Japon, très apprécié des japonais et des touristes pour son jardin mais aussi pour son trésor qui se trouve à l’intérieur…

Son trésor est cette peinture du dragon des nuages rêvé par un prêtre de l’époque (d’où le nom du temple) et qui a été retranscrit en 1899 par l’artiste Suzuki Shonen.


Reprenant le même train pour me ramener au point de départ pour aller au prochain temple.

Le train à Kyoto est un bon moyen de voir la ville, on passe entre les petites maisons, les passages à niveaux… Pour les fans de trains, c’est comme si on montait dans un beau joujou grandeur nature.


Deuxième arrêt: Kinkaku-ji ou le Pavillon d’or.

Après le Pavillon d’argent, c’est au tour du Pavillon d’or. 

Temple bouddhiste construit fin XIVe siècle a une particularité :

Le bâtiment principal est entièrement couvert de feuilles d’or ! Oui oui vous avez bien lu. On ne peut y accéder car il renfermerait des reliques bouddhiques inaccessible au commun des mortels…

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il attire énormément de monde. Le mieux est d’y aller dès la première heure pour éviter les hordes de touristes sinon ce n’est pas plaisant.

Beaucoup de touristes viennent voir seulement le pavillon mais pas le reste du temple dont son jardin en hauteur.


N’ayant pas encore eu ma dose de temples et sanctuaires, je continue mon marathon cette fois-ci à l’opposé de la ville, à l’Est et Sud-Est de Kyoto.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
11:34

17 août 2018
Au pays du soleil levant – Kyoto. Part 1.

Entrons au royaume des Geishas, des 2000 sanctuaires shintos.

2 jours à explorer ses temples et ses rues traditionnelles.

Kyoto est l’ancienne capitale japonaise et bien sûr symbole de la culture traditionnelle japonaise. C’est la 2e ville du Japon que les touristes visitent après Tokyo. La plupart des tours opérateurs proposent un package Tokyo + Kyoto comme ça vous avez un aperçu des 2 visages du Japon si célèbre dans le monde entier et qui en font son charme !

Après une nuit passée dans le bus depuis Tokyo, j’arrive à 6h du matin où pas un chat n’est dehors. C’est ainsi que je pars à la rencontre d’une ville encore endormie avec ses marchés qui commencent à peine à s’éveiller…

L’exploration des temples commence dès le marché couvert Teramachi où des poissonniers commencent à garnir les étales.

Quelques personnes matinales prient dans ces minis temples évitant la foule dans quelques heures.

Le marché couvert me mène dans des petites rues d’habitations jusqu’à arriver au chemin des philosophes Tetsugaku No Michi.

Ça a l’air d’être un coin très prisé pour les sorties scolaires. J’ai croisé de nombreux collégiens / lycéens en uniformes. So cute ! On a l’impression d’être un animé ou un manga !

Une ballade bucolique le long d’un canal qui au printemps est magique avec ses cerisiers en fleurs (Hanami). Ce chemin conduit à différents temples et offre un point de vue sur Kyoto.


Sur le chemin des philosophes, je m’arrête au premier temple : Ginkaku-ji Temple ou bien le Pavillon d’argent. Avec son jardin à la japonaise, c’est un Must to see pour les étrangers ainsi que pour les japonais.

Les caractéristiques du jardin japonais (souvent dit Zen) sont le rocher, le sable et le gravier (des motifs y sont dessinés pour y donner du mouvement et du contraste), le chemin, de l’eau, des poissons (les fameuses carpes japonaises), les plantes comme le gingko ou le cerisier, ainsi que des éléments décoratifs traditionnels.


Nekooo ! (chat en japonais).

Une ballade tranquille à l’abri de la pluie fine qui tombe en ce début d’après midi. On a l’impression d’être à la campagne tellement c’est calme et très peu de touristes.


Après avoir exploré l’Est de Kyoto, il est temps de retourner à l’auberge. Besoin d’un repos bien mérité ! Les distances à Kyoto sont immenses, il est très difficile de se déplacer d’un point à un autre sans prendre les transports en communs. L’organisation de la ville est comme Tokyo, tout en périphérie, rien qui soit centré.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
14:21

12 août 2018
Au pays du soleil levant – Tokyo. Part 4.2
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Où passer la soirée à Tokyo ? Où boire un verre dans un coin électrique ? Où trouver des clubs / restaurants insolites ?

La réponse c’est Shinjuku ! C’est le quartier nocturne des tokyoïtes.

J’y ai passé quelques soirées. Pour y manger c’est super car il y a de tout et même des restaurants pas chers du tout !

Il y a un restaurant à touristes mais d’après les critiques lues sur les blogs de voyageurs, ça casse pas 3 pattes et un canard. C’est le Robot restaurant, dîner spectacle avec des robots. Mais l’entrée est sympa avec son côté kitsch à souhait.

C’est bien la première fois que j’entends parler de robot à Tokyo. Jusqu’à présent je n’ai croisé aucun robot dans les magasins même à Akihabara…

Le cliché que l’on a de Tokyo, ce sont des robots partout remplaçant les humains. FAUX ! Ce n’est pas aussi futuriste que l’on imagine. Peut-être que Shanghai pour ça est plus “futuriste” que Tokyo. Après c’est mon point de vue.

Sinon il y a des clubs en tout genre comme celui-ci, je ne vous fais pas la traduction, vous avez compris : 


Shinjuku ce n’est pas que ÇA, c’est aussi un quartier culturel. 

Le musée des samouraïs se trouve à Shinjuku. Et en vaut le détour, il vient d’ouvrir cette année. Il regroupe des collections privées de tenues de samouraïs exposées sans vitrine. On se sent tout de suite plus proche de ces guerriers.

Des visites guidées sont organisées, grâce à ça il est plus facile de comprendre ce qu’était un samouraï et comment l’esprit samouraï est si fort dans la culture japonaise d’aujourd’hui.

On vous explique comment faire un Hara Kiri proprement ! Attention, ne faites pas cela chez vous !

Les samouraïs appartenaient à l’élite, seule les nobles pouvaient être samouraïs. C’est l’équivalent de nos chevaliers. Dès le plus jeune âge, on apprend au futur héritier le code des samouraïs, le code de l’honneur, comment se battre. 

Devenir samouraï est un rite de passage à l’âge adulte. Ce sont eux qui financent leurs troupes et les équipements de leurs soldats.

Ils représentent un système féodal dont le patron est l’empereur. Mais cela n’empêche pas qu’ils se disputent entre eux des bouts de terres. 

Lors d’une guerre, quand un camp perd, le samouraï du camp perdant doit faire harakiri car il a échoué à son devoir. Vous vous doutez bien que le harakiri ne tue pas en 1seconde. Donc pour aider ce pauvre homme qui se suicide (faut bien le dire), l’un de ses généraux est là pour finir le travail en lui tranchant la tête… Mmmm que c’est appétissant.

La tenue n’est pas seulement une tenue de guerre mais aussi d’apparat comme nos uniformes de militaires qu’on sort pour le 14 juillet. Ici c’est pareil. Cela n’empêche pas qu’il y ait un guide pour enfiler la tenue de guerrier :

L’ère des samouraïs s’éteint progressivement avec l’effondrement de l’ère Meiji et l’ouverture du pays aux étrangers. Des samouraïs adoptent la tenue occidentale acceptant l’ouverture du Japon tandis que d’autres restent campés sur leur position et voulant garder les portes du Japon fermées aux étrangers…

C’est ainsi que l’histoire de ces guerriers légendaires se finit mais rassurez-vous, l’esprit samouraï subsiste au Japon, prêtez-y  attention aux us et coutumes des japonais.


Après cette incursion dans l’histoire japonaise, place à la détente au Golden Gai, le quartier appartenant aux Yakuzas (la mafia japonaise). Ce sont des minis ruelles où des bars sont établis dans l’espace d’une boîte à chaussure. Tout ces bars appartiennent directement ou indirectement aux Yakuzas.

C’est donc une succession de portes abritant un bar qui sert des bières. Comme on dit, il n’y a plus qu’à pousser la porte.


La dernière soirée à Tokyo s’est passé à Shinjuku. Je me suis retrouvée à dîner avec un producteur de film japonais bourré comme pas possible alors qu’il était seulement 22h du soir. 

On a dîner dans mon restaurant favori, un resto où il y a un distributeur à l’extérieur, vous choisissez votre plat, vous payez et un ticket en sort. Il suffit de rentrer et de donner votre ticket au comptoir. 

Y a plus qu’à s’asseoir au bar et vous mangez en toute convivialité avec les japonais ! 

Bon moyen de rencontrer les japonais. La preuve, ça m’a permit de discuter avec mon producteur de film japonais même si il était rond comme une barrique. 

Il a absolument tenu à m’accompagner à mon bus pour Kyoto à la gare de Shinjuku. Sur le moment cette situation m’a énormément fait rire. Encore aujourd’hui elle me fait sourire !


Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:39

Au pays du soleil levant – Tokyo. Part 4.1
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Tokyo n’est pas seulement “Geek” / Shopping effréné / Sushi. Elle est aussi très tradi’ ! 

Asakusa le plus vieux quartier de la ville avec le plus vieux temple de la capitale (cela va de soi !).

C’est aussi là où je rentrais chaque soir, traversant les petites rues piétonnes éclairées à la lampe japonaise. 

Les petits commerces avec leur devanture peinte avec le style traditionnel japonais. Un côté magique à ces rues la nuit. 

De jour, c’est blindé de touristes et de… japonais en kimonos ou non !

Lorsque que j’étais au Japon, c’était la Golden Week japonaise (il y en a bien une comme en Chine, le dépaysement n’est pas total pour le coup). 

Résultat tout le monde est en vacances et vient donc au temple pour prier la bonne fortune en lançant une pièce dans les boîtes juste avant de pénétrer dans la salle de prière.

Le temple d’Asakusa est un complexe shintoïste. De nuit c’est encore plus impressionnant !


Comme si les dieux allaient se réveiller… À vrai dire c’est plutôt calme le soir, pas un pèlerin à part quelques un qui aime la photo de nuit (comme moi par exemple héhé).


Lorsque je disais que Tokyo est “tradi”, ce n’est pas seulement Asakusa mais toute la ville entière ! Si vous ouvrez bien les yeux, dans les petites rues de la ville vous verrez de nombreux shrine, de temples où les passants peuvent s’arrêter une minute pour faire leur prière en espérant faire fortune et réussir.

L’argent comme en Chine a beaucoup d’importance dans la culture japonaise, surtout que le coût de la vie même pour un japonais reste cher. 

Et ils sont très croyant et pratiquant. La religion shintoïste fait partie intégrante de l’essence même de la culture japonaise. Vous la retrouvez notamment dans beaucoup de mangas ou d’animés.

De loin on pourrait penser que c’est un petit jardin très bien entretenu tout “kawaii” (mignon) mais en réalité c’est un lieu saint. Même à Shibuya, quartier de la mode et du shopping, j’en ai vu 2 !

Dans les temples, il y a une pratique qui est de tirer au sort une case rangée dans une sorte de maison aux allures de mini temples, en échange d’une pièce. Si le message que vous recevez est un message de mauvais augure, vous devez le nouer comme ci-dessus sur une corde mis à disposition. Le but est de tomber sur un message porte-bonheur qui vous servira de talisman. Malheureusement pour moi ça a été un mauvais message, je l’ai donc noué à la corde… Sniff…


Tokyo n’est pas la ville japonaise qui concentre le plus de sanctuaires religieux. 

La palme revient à Kyoto ! L’ancienne capitale japonaise durant la période d’Edo. J’en parlerais plus dans les prochains billets sur Kyoto.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
16:39