Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
16 nov 2017
06 oct 2017
09 déc 2015
Le Bauhaus ou la naissance du Design.

Le Bauhaus, fondé par Walter Gropius à Weimar (Allemagne) en 1919, est un courant artistique désignant et se basant plus particulièrement sur l’architecture et le design.

En effet, ce courant est apparu comme un réel symbole, un point de repère temporel à l’ouverture sur le monde, ainsi qu’à la liberté créatrice et inventive. La Proclamation du Bauhaus décrit un métier utopique combinant architecture, la sculpture et la peinture en une seule créatrice. Gropius a développé un programme basé sur l’artisanat. L’objectif étant de se révéler artisans et de créateurs capables de créer des objets utiles et beaux appropriés à ce nouveau système de vie. 

Par la suite, tout en maintenant l’accent sur l’artisanat, il a repositionné les objectifs du Bauhaus en 1923, en soulignant l’importance de la conception pour la production de masse. À cette époque, l’école a adopté le slogan «Art dans l’industrie".

Le “nouveau Bauhaus” sera finalement établi à Chicago en 1937 par Moholy-Nagy (1895-1946), peintre hongrois d’origine, photographe et théoricien de la photographie hongroise.

  • Source 

Cours d’Arts Techniques et Civilisation / Première et terminale

Helsinki
00:10

04 déc 2015
Chiharu Shiota à la Biennale de Venise

Chiharu Shiota est une artiste japonaise, née en 1972. Originaire d’Osaka, elle vit et travaille à Berlin depuis 1996.

Son travail est caractérisé par un entassement de vieux objets tels que des valises, des lettres, des pianos, des lits ou encore des robes à l’aspect assez fantomatique. A cela s’ajoute parfois une dimension onirique par le tissage de véritables toiles d’araignées, généralement rouges ou noires, complexes et impénétrables. Ces installations majestueuses peuvent être caractérisées comme de réelles performances artistiques. En effet, le lien entre passé et présent qu’elle explore et met en scène provoque chez son public stupéfaction ainsi qu’un soupçon de frayeur. 

Chiharu Shiota a été choisie pour représenter le Japon lors de la 56e Biennale de Venise qui a eu lieu du 9 mai au 22 novembre 2015. Pour cela, elle a présenté une exposition intitulée : “The Key in the Hand”.

Pour cette oeuvre, Chiharu a utilisé plus de 180 000 clefs usées récoltées à travers le monde. Ces clefs sont suspendues à un océan de 400km de fils rouges tissés entre eux, océan dans lequel se noient 2 vieilles barques.

Dans notre vie quotidienne, les clés protègent des choses précieuses comme nos biens ou notre sécurité personnelle, et nous les utilisons régulièrement en signe de protection, de défense. Puis, à un certain moment, nous confions ces clés, pleines de souvenirs, à d’autres personnes en qui nous avons assez de confiance pour leur faire part de notre intimité.
Dans ce travail, Shiota intégrera les clés comme un moyen qui transmet nos vrais sentiments. En outre, elle disposera deux bateaux sur le plancher sous les fils suspendus. Ces barques symbolisent deux mains attrapant une pluie de souvenirs versés du plafond, un immense océan de mémoires.
Des vidéos d’enfants racontant leurs souvenirs les plus lointains sont diffusées sur des écrans, nous offrant ainsi un deuxième support de présentation de la mémoire et du souvenir, le tout dans le même espace.

Une approche aussi sensible qu’impressionnante. L’artiste prend possession du lieu qu’elle investit à sa manière. Ici elle créé une ambiance mystérieuse et poétique. La couleur rouge omniprésente apparait comme une oppression, le spectateur frôle et est surplombé par cette mer rouge de clefs.

Helsinki
00:03

25 nov 2015
Exposition à la HAB Galerie

La HAB Galerie située à Nantes accueille chaque années diverses expositions. Nous y avons ainsi été afin de découvrir le travail de deux artistes.

Martin BARRÉ (1924-1993), artiste natif de Nantes chez qui on rencontre une première période abstraite, une période d’expérimentations dans les années 1950. Ses productions au geste maîtrisé sont alors très géométriques. En comparaison avec les oeuvres qu’il produira par la suite, qui seront, elles, plus douces, plus aléatoires et au geste plus fluide. De plus sa technique évoluera également et il passera du pinceau et des brosses, au couteau puis directement au tube.
Suite à des expérimentations variées, Barré définira une partie de son travail par un motif spécial : les hachures (1960).
L’artiste reviendra donc à un travail géométrique en passant par des lignes de construction composant une structure à ses tableaux.

Trois toiles de Martin BARRÉ (vers 1960) - Bombe noire mat
Apparition des hachures

Nous retiendrons particulièrement deux oeuvres de Martin Barré : 

88-89-175×350, Martin Barré (1989)
Acrylique sur toile – 175x350cm
Musée des Beaux-Arts de Nantes, actuellement à la HAB Galerie à Nantes.

En reprenant une même forme mais en la déclinant de par sa couleur et son orientation, l’artiste obtient un jeu graphique particulièrement intéressant.

79-80 ou L’indissociée (série de 10 toiles), Martin Barré (1979-80)
Acrylique sur toile
Musée des Beaux-Arts de Nantes, actuellement à la HAB Galerie à Nantes.

Grâce à un protocole d’accroche et de création, Barré créé une sorte de puzzle ou tous les tableaux marchent par pairs en fonction de leur organisation et de leur composition.

Nous avons également pu découvrir le travail de Bernard PIFFARETTI (1955- ), artiste français dont la démarche est bien différente de celle de Martin Barré. En effet, son mode de fonctionnement est le suivant : reproduire deux fois la même “image” sur une même toile. Cela ayant pour but de démontrer qu’il est impossible de reproduire exactement deux fois la même chose même pour un seul artiste.

Nous pouvons dire que le travail de Piffaretti est d’autant plus attirant de par ses couleurs vives et ses motifs très divers. En effet, l’artiste nous captive grâce à une reproduction quasi identique d’une toile qu’il avait déjà produite. Le sens de ce travail ne nous vient pas immédiatement mais le tout reste impressionnant et marquant. Les associations de couleurs sont toujours bien choisies, aucune oeuvres ne se ressemble même si les motifs sont quelques fois proches. Dans un même tableau nous avons deux oeuvres similaires mais à la fois totalement différentes.

Le minimalisme de certaines toiles est d’autant plus attractif qu’il apporte une sensation de calme malgré des couleurs agressives et très contrastées.

Sans titre, Bernard Piffaretti (2010)
Acrylique sur toile
Musée des Beaux-Arts de Nantes, actuellement à la HAB Galerie à Nantes.

Bernard Piffaretti
Acrylique sur toile
Musée des Beaux-Arts de Nantes, actuellement à la HAB Galerie à Nantes.

Sans titre, Bernard Piffaretti (2003)
Acrylique sur toile
Musée des Beaux-Arts de Nantes, actuellement à la HAB Galerie à Nantes.

Bernard Piffaretti
Acrylique sur toile
Musée des Beaux-Arts de Nantes, actuellement à la HAB Galerie à Nantes.

  • Liens 

http://www.museedesbeauxarts.nantes.fr/cache/bypass/Accueil/Expositions/AVenir?containerId=74098

http://www.nantes-tourisme.com/evenement/martin-barre/bernard-piffaretti-125822.html

Helsinki
21:47

Le Land Art pour tisser des liens.

Christine Juillard est une artiste franco-canadienne dont la spécialité est le Land Art. Selon elle, l’inspiration lui provient directement de la nature et de ce qui l’entoure.
Cette oeuvre réalisée en 2014 en France (Normandie) a été conçue à partir du thème suivant : le lien social. Afin d’illustrer ce thème à sa manière et suite à sa réflexion personnelle, l’artiste a choisi de réaliser un tressage de branches de saules (bois très tendre et donc flexible) autour et à travers des arbres du vallon de la Dollée.

Croquis préparatoires de l’idée et de la mise en place du projet.
Un ruban qui s’enroule et se déroule dans les arbres,
comme un signe de lien social.

« L’idée de ces installations est né de la volonté de créer un lien tel un fil conducteur entre des espaces, des lieux et des éléments différents, entre le naturel et le fabriqué, l’urbain et le rural ainsi qu’entre l’homme et son environnement. » nous explique t-elle.

Rendu final du projet “le lien social” de Christine Juillard

Son projet ayant pour but de créer un contraste entre la verticalité des arbres et l’horizontalité des branches tissées unissant les arbres les uns avec les autres et créant ainsi un lien social.


  • Crédit photo :

http://artstory.unblog.fr/2014/11/13/land-art/

Helsinki
21:42

19 nov 2015
Deux grands artistes.

Dans cet article, nous parlerons de Claes Oldenburg et de sa compagne Coosje Van Bruggen, artistes appartenant au mouvement artistique du pop art, et plus particulièrement d’une de leurs oeuvres : La Bicyclette Ensevelie se trouvant au parc de la Villette à Paris.

Claes Oldenburg, né en 1929, est un artiste sculpteur vivant et travaillant à New-York. Il est surtout connu pour ses installations monumentales et démesurées d’objets du quotidien.

Coosje Van Bruggen (1942-2009), quant à elle, était une sculptrice mais également une grande historienne d’art. Compagne d’Oldenburg, ils collaborent  ensemble et réalisent de nombreuses sculptures publiques autant aux États-Unis qu’en Europe.

La Bicyclette Ensevelie fait partie des oeuvres que les deux artistes ont réalisés. Elle est visible au Parc de la Villette à Paris. Installée en 1990, cette sculpture monumentale et gigantesque défie toutes les lois. Adieux les questions de proportions humaines et de sens, Oldenburg et Van Bruggen ont choisi de représenter seulement quatre éléments d’une bicyclette classique : une roue, le guidon, une pédale et la selle partiellement enfouis dans le sol.

Nous pouvons affirmer que c’est une sculpture totalement in situ de par son emplacement (dans un parc). Le jeu de lignes courbes et dynamiques donne un côté réellement monumental à cette oeuvre. En effet, elle a cependant perdu tout aspect fonctionnel à cause de son démembrement et du fait que même les quelques éléments représentés ne le sont qu’en partie. Le reste étant supposément dans le sol.

Complètement démesurée vis à vis de l’Homme, nous pouvons interpréter cette sculpture comme une dénonciation de la place de l’Homme dans la société. Ici nous ne sommes presque rien à coté de cette bicyclette monumentale. 
De plus, c’est probablement une critique de la société de consommation visiblement trop présente et envahissante aujourd’hui dans nos vies.

Les artistes ont souhaités faire passer un message d’alerte auprès de la communauté. La consommation est trop présente, nous sommes minuscule à côté de cette grande puissance. L’Homme a-t-il toujours cette même important dans la société actuelle où n’est-il perçu uniquement comme un acheteur ou un client potentiel.

  • Crédit photo : 

http://guilimaux.over-blog.com/article-la-bicyclette-ensevelie-de-claes-oldenburg-49106448.html

Autres sculptures monumentales des deux artistes : 

Spoonbridge and Cherry, Oldenburg & Van Bruggen – 1988
Acier inoxydable et aluminium - 9 x 15.7 x 4.1m
Minneapolis Sculpture Garden, Walker Art Center, Minneapolis, Minnesota

Flying Pins, Oldenburg & Van Bruggen – 2000
Acier renforcé par des fibres, mousse de chlorure de polyvinyle
Eindhoven/Pays-Bas

Cupid’s Span, Oldenburg & Van Bruggen – 2002
Acier inoxydable, acier structurel de carbone, etc
Rincon Park, San Francisco, California.

  • Source : 

http://www.oldenburgvanbruggen.com

Helsinki
23:29

13 nov 2015
Le mouvement par Heather Hansen

Heather Hansen est une artiste américaine née en 1970 à Burley dans l’Idaho.


Passionnée par la danse depuis son plus jeune âge, elle réalise ses oeuvres en utilisant uniquement son corps. Un morceau de fusain simplement placé dans sa main lui permet de laisser une trace de ses mouvements et ainsi de les matérialiser.

Heather effectue des mouvements fluides et aléatoires sur une surface de papier rugueux afin de marquer son passage et créant ainsi des formes et motifs tout à fait symétriques. Le rendu est éblouissant, et vraiment très impressionnant.
Le fait que les mouvements effectués soient aléatoires permettent à l’artiste de créer à l’infini et d’être sûre d’obtenir toujours un rendu différent et pertinent.

Un travail esthétiquement réussi et visuellement marquant. Les toiles d’Heather Hansen ont un coté vivant et humain. Qui aurait pu penser qu’avec notre corps, nous puissions créer autant de choses et effectuer une aussi grande multitude de mouvements. Mouvements produisant autant une parfaite harmonie que symétrie dans les rendus. Séduction garantie!

  • Liens internet : 

http://www.heatherhansen.net

http://hansenheather.tumblr.com

Helsinki
20:10