Personal blogs from abroad students at L'École de design Nantes Atlantique
24 avr 2018
Corée du Sud – WE à Haeinsa.
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Passer un week-end dans le sud de la Corée du Sud dans les montagnes Gaya au sud et vivre l’expérience au rythme d’un temple bouddhiste.

L’expérience Templestay est l’une des choses à faire lorsque que l’on vient au pays du matin calme, certes insolite mais rien de mieux pour voir de plus près le bouddhisme coréen, très présent dans la vie de tous les jours.

Le programme Templestay permet à des étrangers ou non d’être accueillis dans des temples bouddhistes partout en Corée du Sud et d’être initié au bouddhisme et participer à la vie du monastère. 

En anglais ou non, certains temples proposent des activités comme la confection des “lotus lanterne”, le yoga zen, le Sunmudo ou l’art martial méditatif… Tout du long du séjour, les moines sont là pour vous communiquer leur connaissance et partager un moment avec les gens extérieurs au monastère. Expérience unique dans des cadres à coupé le souffle en pleine nature coréenne.

Pour ma première expérience templestay, j’ai choisi le temple Haeinsa car c’est l’un des trois temples majeurs de Corée. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses “Tripitaka Koreana”.

Qu’est-ce que les “Tripitaka Koreana” ? Ce sont 80 000 tablettes en bois gravées en caractère chinois, oeuvres complètes de textes de canons bouddhistes (1237-1248). Janggyeong Panjeon est l’ensemble de bâtiments abritant les tablettes, d’architecture traditionnelle en bois de l’époque Joseon. 

“Ils démontrent une maîtrise stupéfiante dans la conception et la mise en œuvre des techniques de conservation de ces tablettes de bois.” – L’UNESCO

C’est la plus ancienne gravure d’écriture sainte au monde apparemment…


C’est ainsi qu’après 5 jours passés à Séoul, le samedi matin après ma courte nuit au Jimjimbang, je me dirige à la gare de Séoul pour prendre un train qui m’emmènera à Daegu. De Daegu, il me faudra prendre un bus qui me mènera en bas du mont et ainsi je terminerai le voyage à pied en présence de moines, de pèlerins, de touristes.

J’arrive au temple en passant la porte Iljumum “le premier pas vers la sagesse”. Je vais me faire enregistrer auprès du programme templestay, ensuite on me donne ma tenue du we hihi ! Un pas de plus vers la sagesse ! 

C’est apaisant et reposant de se trouver dans un lieu qui invite au calme et à la paix intérieure. Le privilège de cette expérience est que l’on a le temple pour soit une fois que les touristes ont quitté le lieu. L’atmosphère est tout autre…


Au programme : Présentation de l’organisation du we, vidéo documentaire présentant le temple et son histoire ainsi que les manières a adopté au sein du sanctuaire, présentation de notre moine guide, assister au Yebul (cérémonie du tambour et de la cloche), dîner avec les moines, prière et méditation en marchant avec notre moine guide.

Et à 21h au lit ! En réalité à 20h30 je dormais déjà… Pendant la marche méditative où il ne faut penser à rien, je m’endormais…

Réveil à 3h du matin pour la première cérémonie de la journée, le Yebul (tambour et cloche), les moines sont bien matinaux. 

Pour ensuite aller prier dans la salle du grand buddha avec tout les moines. Après la première prière de la journée, direction le practice hall pour faire les 108 prosternations avec un moine étudiant. Physiquement c’est épuisant, les genoux travaillent beaucoup et vous vous demandez quand est-ce que Buddha va s’arrêter de se prosterner. 

108 prosternations = 108 raisons différentes = Anéantir les 108 souffrances de l’humain et trouver son vrai soi.

Pas envie de retourner me coucher, je profite de ce moment pour me balader dans le temple et voir les premiers rayons de soleil… Les moines s’activent aux tâches ménagères pour entretenir le temple.

Après un petit déjeuner bien mérité composé de riz, de kimchi et de légumes, c’est l’heure de la visite du sanctuaire avant que la horde de touristes n’arrivent. La visite sera en coréen, langue à laquelle je ne capte rien du tout, “heureusement” nous avons un membre de templestay qui a traduit 2-3 phrases par-ci par-là mais je me doute bien que le moine a dit bien plus de choses que ça aux coréens présents avec nous…

Ici, on peut boire l’eau des montagnes ! Quelle saveur ! Quelle eau ! 

Janggyeong Panjeon – le complexe abritant les “Tripitaka Koreana”.





D’autres cérémonies ont lieu dans la journée avec foule de monde venue prier au temple ! La raison est que la veille c’était le jour du nouvel an coréen (le 16 février).






La dernière étape du programme est de prendre le thé avec un moine pendant lequel nous avons un temps d’échange privilégié. Nous avons eu un jeune moine étudiant bientôt diplômé et qui pourra rentrer officiellement dans les ordres. Il étudie à Haeinsa car c’est l’une des grandes écoles où l’on enseigne le bouddhisme. Il nous raconte sa vie de moine, il apprend par coeur les mantras, participe aux tâches ménagères, médite, joue au foot lors des beaux jours, rien de plus normal ! À son tour il nous posait des questions, d’où l’on venait, quelle était notre religion, qu’est-ce qu’on faisait dans la vie. Tout ça autour d’une tasse de thé et des pâtisseries (délicieuses !).

Je fus étonnée de voir qu’il était très jeune et déjà prêt à se livrer à une vie monastique !



Voici ma magnifique tenue du programme Templestay ! Presque un moine ! J’ai bien aimé l’expérience, je regrette que notre traducteur ne sache pas mieux parler anglais car j’ai appris très peu de choses sur le bouddhisme. Mais l’expérience reste unique ! Je n’ai pas eu de révélation, Buddha n’est pas venu me parler haha ! Car la grande peur de mes parents est que je me convertisse au bouddhisme et rentre dans les ordres haha ! Ne vous inquiétez pas, rien de tout cela n’est arrivé, juste l’envie de satisfaire une curiosité insatiable…


Je repars vers Séoul où tous les trains en partance de Daegu sont complets. Je fais le trajet pendant 4h debout jusqu’à Séoul où je pris le train m’amenant à l’aéroport.

Ce fut un séjour riche et complet. Je me rends compte que même si les pays asiatiques comme le Japon, la Chine, la Corée du Sud ont quelques similitudes, il y a quand même de grandes différences qui en font des pays riches au niveau culturel et intellectuel. 

C’est une raison de plus pour partir à la rencontre de nouvelle contrées !

Bye Bye Haeinsa ! Bye Bye Séoul ! Bye Bye Corée du Sud !




Tout est dans l’instant…

Shanghai
11:27

21 avr 2018
Corée du Sud – Séoul & Lifestyle.

Séoul est plus une ville à vivre et à expérimenter qu’à visiter. C’est ce qu’a été mon ressenti en y séjournant 5 jours. Pour mieux comprendre la culture coréenne (jusqu’à présent qui m’était quasi inconnue) c’est à travers son “lifestyle”.

Le quartier hétéroclite Itaewon par exemple avec ses marchés aux puces, ses architectures colorées, ses concept store dont le fameux Line Friends Store. 


Line Friends est à la base un réseau social de communication japonais qui a eu un succès immense, en est devenue une marque à part entière avec ses mascottes, ses produits dérivés, ses magasins. À Shanghai sur la Huaihuai rd, il y en a un mais beaucoup plus petit.


Au Line Friends Store avec ses 3 étages, tout est mis en scène pour que l’on puisse prendre d’adorables photos trop “cuteee” avec Brown le nounours, Sally le lapin, Coco le poussin et bien d’autres Line Friends !





À Itaewon, c’est aussi un coin où l’on peut dénicher des échoppes de petits créateurs textiles, avec des restaurants proposant une cuisine du monde entier.

On y trouve même du Street Art un peu décalé !

Itaewon est considéré comme le quartier des étrangers avec une mélange des nationalités, on peut manger une pizza, un kebab, un tzatziki etc… Tout ce beau monde se côtoie.



Chose étonnante au vu du froid glacial qui fait à Séoul ( je suis à 3h en avion au Nord de Shanghai, dit froid, plus éloigné de la Sibérie qu’Harbin), il est coutume de manger une glace même en plein hiver !

Tout rose tout mignon, cette chaîne de crème glacée américaine fait fureur à Séoul ! 


Lors de ma dernière nuit à Séoul, j’avais fait le choix de pas prendre une nuit de plus dans mon auberge de jeunesse et d’aller dormir dans un Jimjimbang.

Mais qu’est-ce qu’un Jimjimbang ? Eh bien ce sont les bains publics coréens. Ceci fait partie intégrante de la culture coréenne. Le jimjimbang est un bain / Spa. Pour aller dans les bains c’est à poil sans rien sur le corps même pas une culotte. Les gens à vrai dire ne regarde même pas, ils y viennent en famille, avec leurs amis pour y discuter de tout (affaires, boulot, de tout et de rien). Rassurez-vous, les femmes d’un côté, les hommes de l’autre. J’avoue qu’au début je ne me sentais pas du tout à l’aise d’être nue mais au fur-et-à-mesure ça allait mieux. Après avoir testé les différents types de bains aux charbons, différentes températures, saunas, hammams, jets, je reviens aux vestiaires pour mettre la tenue distribuée à l’entrée qui permet d’accéder aux parties communes mixtes. Et là c’est une micro ville dans un bâtiment de 6 étages ! Karaoké, salle de cinéma, restaurant, coiffeur, massage, salle de sport, salle de sieste etc… est proposé à la clientèle. Il y a un étage réservé aux salles dites spéciales.

Ces salles sont en fait des pièces avec des piscines de pierres de jades, de cristaux de sel, de bille d’argile, de mur couvert de charbon etc… Et ce n’est que bénéfique pour la santé et le corps ! D’où très fréquenté par les coréens qui accordent une importance aux soins du corps, aux bains (on retrouve ça aussi au Japon avec les Onsen).

Le dernier étage est celui des dortoirs, où j’ai dormi quelques heures avant de partir le temps d’un we à Haeinsa dans le sud de la Corée du Sud dans les montagnes. Le rapport qualité / prix est excellent ! Seulement 17€ la nuit avec accès illimité aux bains et aux salles spéciales, le reste est en supplément (rien n’est gratuit dans la vie…). Excellente expérience et immersion dans le lifestyle coréen ! Un “Must To Do It” comme ils disent dans les guides touristiques !






Ce qui m’a frappé à Séoul est le fait qu’il reste peu de choses d’origine. Cela est dû aux guerres passées et récente du pays. J’ai aussi eu l’impression mais à plus grande échelle d’être dans la situation du Mur du Berlin où un pays est coupé en deux avec le côté capitaliste très en avant et le côté totalitaire / dictature séparé par la DMZ (la zone démilitarisée et sous contrôle de l’ONU au seul point de passage permettant d’aller en Corée du Nord). Je n’ai pas eu le temps d’aller à la DMZ car il faut s’y prendre plusieurs semaines à l’avance et il faut passer par un tour opérator privé. 

Séoul n’a pas été mon coup de coeur mais je ne regrette pas d’y être allée !

 Ce qui en a fait un voyage unique, ce sont mes rencontres à l’auberge de jeunesse et mes colocs de chambre super sympas avec qui j’ai partagé les petits déjeuners devant la TV, un repas et un laser game !





Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:49

Corée du Sud – Séoul & Street-Art
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Ihwah Village sur les hauteurs de Séoul où le street art ne fait qu’un avec son environnement.

Situé sur une butte non loin du palais Changdeokgung, le village borde l’ancienne muraille protectrice de la ville. Régulièrement les villageois couvrent les peintures murales pour laisser place à tout artistes voulant s’exprimer.


Ihwah Mural Village est sur le mont Naksan, l’une des collines de Séoul qui offrent un point de vue sur la ville et la N Seoul Tower. De nuit, la muraille est éclairée ce qui donne une pointe de magie dans la capitale du pays du matin calme.

Auparavant, il y avait un escalier peint avec des carpes très connu parmi les escaliers artistiques dans le monde, mais les habitants du village l’ont effacé…

Street-Art rime avec éphémère.

J’ai assisté au spectacle du coucher du soleil au Mont Naksan, attendant que la muraille s’illumine et laissant place à la magie qu’offre la ville “by night”… 




Tout est dans l’instant…

Shanghai
11:31

Corée du Sud – Séoul la traditionnelle.
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Hanok village, le quartier traditionnel vieux de plus de 600 ans.

Situé sur une butte au nord de Séoul, Hanok village se trouve entre Gyeongbokgung et le palais Changdeokgung permettant de voir comment vivaient les coréens pendant la période Joseon.


Ce quartier historique est constitué de pleins de petites allées. Autrefois, les aristocrates du pays y vivaient et ainsi accéder facilement aux palais, là où se trouvait le pouvoir royal.

Aujourd’hui, AirB’nB, restaurants, maisons de thé, maison d’hôtes maintiennent en vie le passé historique de ce quartier en offrant aux touristes un aperçu du mode de vie traditionnel d’antan.

Il n’est pas rare de croiser photographes et modèles en train de prendre des photos dans un environnement paisible et unique à Séoul. J’ai croisé quelques personnes en Hanbok (la tenue traditionnelle coréenne) donnant l’impression d’avoir fait un bon dans le temps, à l’époque Joseon.




Tout est dans l’instant…

Shanghai
10:48

Corée du Sud – Séoul & K-POP
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Hongdae, le quartier universitaire qui bouge.


À l’ouest du centre ville de Séoul, se trouve le quartier universitaire Hongdae avec ses démonstrations de K-POP et ses bars / restaurants. Ce coin de la ville vibre d’une énergie folle plus particulièrement de nuit. Dans la rue, il y a des minis scènes aménagées pour que les jeunes puissent se produire et pourquoi pas se faire repérer par l’une des maisons d’entertainment à Séoul qui produit les bandes de K-POP (les Idols).

Des Girls bands enchaînent des chorégraphies sur des musiques connues des coréens. On peut aussi voir un jeune coréen chanter devant un public qui filme sa prestation.

La K-POP est un mouvement qui a émergé en Corée du Sud dans les 90′s, c’est un regroupement de musique populaire qui rencontra un franc succès puis s’exporta dans le monde entier notamment en France. C’est aussi que la notion d’Idols naît, on retrouve les stars des G/B bands dans les drames créant une grande communauté. 

Venir s’y balader à chaque fois rendra l’expérience unique car on ne verra jamais le même band se produire avec une énergie électrique !




Tout est dans l’instant…

Shanghai
10:25

18 avr 2018
Corée du Sud – Séoul la moderne.
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Séoul ce n’est pas que des palais avec des soldats d’antan qui veillent aux portes du palais.

La Corée du Sud fait partie des 4 dragons asiatiques avec une forte présence sur le marché économique. D’où sa modernité par son train de vie et les buildings émergeant de terre, certains designer et construits par des agences d’architectes connues mondialement. L’une des créations de Zaha Hadid dédié au Design est à Séoul.

Saviez-vous que Samsung et LG sont des marques coréennes ?

Le City Hall accessible à tous, est la mairie mais aussi abrite boutique souvenirs et café ainsi que le plus grand mur végétal inscrit au Guinness des records !





Cette immense OVNI dans la ville est une des réalisations de la célèbre Zaha Hadid. Bâtiment abritant le centre de Design, des salles de conférences, le Design museum, des magasins de créateurs. Le Dongdaemun Plaza, c’est comme ça qu’il s’appelle a été conçu pour qu’il soit éco-responsable. 

Lieu de vie à part entière, on peut marcher sur le toit, rentrer dans le bâtiment, marcher autour. C’est à nous de nous l’approprier.




Comme toute ville internationale, il y a toujours une tour phare d’observation qui offre un point de vue plongeant sur ladite ville, en France nous avons la Tour Eiffel, à Shanghai la Pearl Tower. Séoul ne fait pas exception à la règle avec sa N Seoul Tower.

Pourquoi N ? Car la tour avec ses 236m de hauteur, a été construite sur le mont Namsam en plein coeur de la capitale. Elle a été construite en 1975 avec la vocation d’être une grande antenne de télécommunication (tiens, ça ne vous rappelle rien ? Mais si ! Notre bonne Dame de Fer pardi !). En 1980, elle fut ouverte au public pour plateforme d’observation.

Le mieux est de s’y trouver au moment du coucher du soleil avec la lumière descendante. Les amoureux y viennent pour accrocher un cadenas scellant leur amour (n’est-ce pas romantique ?), ça me rappelle notre bon vieux Pont des Arts qui n’est plus que l’ombre de lui-même dépouillé de tout ses cadenas…

PS: Les coréens sont très très fleur bleue… La preuve en son et en image avec l’industrie des dramas (les séries TV asiatique) qui usinent beaucoup dans la catégorie Romance avec une très grande demande de la part du public coréen.

Chose curieuse dans cette tour, ce sont les toilettes !! Chaque cabine des toilettes a une vue sur la ville, si si ! Ça donne plus envie de faire des photos que de faire la petite commission. Je n’au pas pu aller chez les hommes mais il paraît que c’est encore plus comique !

Allez une dernière photo rigolote pour la route !

PS: Et ça pique même pas ! Ahah !


 Séoul la capitale du pays du matin calme a bien des surprises à nous donner à voir !




Tout est dans l’instant…

Shanghai
10:59

16 avr 2018
Corée du Sud – Séoul & Histoire.

Après les 9 jours de mon périple en terre du milieu, me voici en Corée du Sud, le point le plus éloigné de chez moi où je suis allée jusqu’à présent.

J’ai passé 5 jours à Séoul mêlant au cours de mes visites Histoire, Traditionnel, Pop Culture, Modern, Design & Lifestyle. 

Pour comprendre l’Histoire de la Corée du Sud, les palais impériaux sont un bon début. Facilement accessible voir gratuit si l’on porte le Hanbok, la tenue traditionnelle coréenne. 

Le premier palais et le plus important de Séoul est Gyeongbokgung.

Le premier empereur (1395) de la dynastie Joseon l’aurait fait construire ici car l’emplacement correspondait aux règles du Feng Shui. Pendant la période Joseon, la Corée va connaître une période faste.



Le palais fut détruit par les japonais au début du XXe siècle. Depuis il a été reconstruit à l’identique. Il reste encore certaines parties en construction. À Séoul, il y a peu d’endroits qui soient d’origine car lors des guerres, la ville a subit de lourdes pertes au niveau du patrimoine architectural. Aujourd’hui le gouvernement a mis en place un programme qui vise à revaloriser et à mettre en lumière ce patrimoine.

Devant le palais, il est possible de voir la cérémonie du change de la garde avec costume traditionnel de l’époque Joseon.




Un autre palais, situé en plein centre-ville: Deoksugung qui était le 2e palais le plus utilisé après Gyeongbokgung par les rois de la dynastie Joseon.

C’est un contraste entre modernité et tradition. D’une part le palais est entouré de buildings et d’une autre part le palais est composé de bâtiments issus de l’architecture traditionnelle coréenne et des bâtiments plus récents datant du début XXe siècle.

Le palais a été à peu près bien conservé par rapport au premier qui a été entièrement détruit. Il y a beaucoup moins de monde mais j’ai trouvé que la relève de la garde était bien plus intéressante à voir ici qu’à Gyeongbokgung avec plus de démonstrations.

Lorsque les bâtiments n’étaient pas peint au sein du palais, cela signifiait que ce n’étaient pas les appartements royaux. Cela permettait de distinguer les appartements royaux des autres lieux de vie du palais comme les cuisine ou les parties communes des domestiques.




À Séoul, il y a 5 palais qui sont les MUST à voir mais les 2 premiers suffisent amplement à comprendre l’art de vivre traditionnel coréen ainsi que l’architecture qui ressemble énormément à l’architecture chinoise mais avec des teintes plus printanières et vives.




Tout est dans l’instant…

Shanghai
19:01

Xi’An – Capitale du premier empereur. Part 3.

Apprendre à connaître une culture c’est aussi goûter à tout ce qui passe sous votre nez !

Xi’An est réputée pour sa cuisine de rue avec son quartier musulman où se trouve la plus ancienne mosquée de Chine.

Situé à côté de la Tour de la Cloche et du Tambour, la rue principale du quartier musulman abrite milles et un plat pour vos papilles !



Ce petit pain fourré à la viande est la spécialité de Xi’An. C’est à tombé par terre. Parmi les chinois, il est dit que Xi’An serait l’une des meilleures cuisine de Chine ! 


Le faiseur de nouilles fraîches ! Sur le site touristique des soldats en terre cuite, il y avait aussi des vendeurs de nouilles qui pour achalander le touriste, faisaient du bruit en claquant leur nouilles sur une table métallique. Plus il y a du bruit, plus ça attire, c’est logique après tout.






De jour comme de nuit, le quartier est vivant avec toutes ses lumières, ses odeurs, ses bruits. Les chinois sont prêts à faire la queue pour manger sans broncher. Jusqu’à présent, je ne mangeais pas autant lors des précédents séjours, mais là il faut dire que je me suis lâchée à tout goûter. Et c’était divin ! Bon après il ne faut pas être regardant sur l’hygiène. Une fois en Chine, on apprend à tout avaler sans se poser de questions hihi !


Mon périple en Chine s’achève ici dans le bazar inspiré des Souks du Moyen Orient. Il est l’heure d’aller à l’aéroport pour rentrer à Shanghai le temps de quelques heures pour ensuite repartir vers la Corée du Sud.




Tout est dans l’instant…

Shanghai
18:00

15 avr 2018
Xi’An – Capitale du premier empereur. Part 2.
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Excursion d’une journée à 120 Km de Xi’An pour l’une des 5 montagnes sacrés de Chine : Huas Shan 华山.


Pour y aller, il faut prendre un bus à la gare routière de Xi’An à côté de la Railway station (je me souviendrai toujours comment j’ai galéré à trouver cette foutue station de bus… J’ai bien cru que jamais je trouverais ce bus). 

Ahah chose amusante, même pour prendre un bus lors de l’achat du billet, on m’a demandé mon passeport. 

“Pas de passeport: pas de billet. Pas de billet: pas de bus. Pas de bus:… Pas de bus.” (Inspiré d’Amonbeaufils dans Astérix & Obélix Mission Cléopâtre).

Donc, une fois toutes les formalités de faite, ah oui ! Il y a aussi l’irréductible Security Check. Donc, tout ça de fait, je monte enfin dans le bus en demandant 3 fois au chauffeur si il allait bien au mont Hua. Après confirmation, je me retrouve seule comme étrangère dans le bus, jusqu’à un autre arrive. Caner, étudiant allemand à Beijing sera mon compagnon de route tout au long de la journée.


Arrivés sur place, on se renseigne sur l’itinéraire à prendre pour pouvoir en voir le plus possible en sachant, qu’il est déjà presque 11h et l’heure tourne, il ne faut pas rater le dernier bus retour pour Xi’An.

Il faut savoir qu’il y a plusieurs chemins possible avec différents niveaux de difficultés. Le premier est le chemin des soldats où il y a que des escaliers à la verticale sans rappel. Si on tombe on meurt. Et la montée prend du temps, il faut être en bonne forme physique si on ne veut pas subir l’effort. (C’est celui-ci que je voulais faire… On verra ça pour une prochaine fois.)

J’oubliais de préciser, c’est l’une des montagnes les plus meurtrières de Chine…

Le second combine montée en escalier à la verticale et chemins plus plats avec moins d’adrénaline, mais là aussi il faut du temps, et j’avais pas envie de dormir  en haut de la montagne.

Le dernier et le plus rapide mais le moins économique est celui en télécabine qui mène directement au pic Sud, le plus haut à 2150m d’altitude. Il est entièrement aménagé pour accueillir la masse de touriste de chinois. Vous vous en douterez avec le peu de temps que nous avions, ce sera cette option là que l’on a pris.







Arrivés en haut, départ de la course contre la montre, TOP CHRONO ! 

Des rubans rouges, tout le long du chemin, il y en a d’accrochés, pour espérer obtenir bonheur, richesse, chance, santé laissés par les touristes et pèlerins…






Le Pic Sud atteint, maintenant direction The Plank Road ou le chemin des planches en bois, tout de suite ça fait moins classe. C’est l’attraction de la montagne et c’est aussi pour ça qu’elle est connue. 

C’est un chemin sur 60m qu’avec de petites planches de bois clouées sur le flanc de la montagne avec aucun garde fou pour vous retenir si vous tombez… Il y a quand même un harnais que l’on vous met d’office. 

Avec Caner, on pensait qu’on allait avoir de l’adrénaline, et qu’on allait être des Indiana Jones, mais non… Comme on a pas le vertige, on a plutôt ris du fait que tout le monde se monte le tirebouchon autour de cette attraction. C’est rigolo à faire mais pas de frissons ahah ! L’aller ça va car on est contre la falaise mais pour le retour on est côté vide et il faut enjamber tout les chinois grrr… Surtout ne pas oublier de faire passer son harnais au rappel sinon on reste coincé (ça sent l’expérience hihi.)


Ce chemin mène à un petit temple creusé dans la montagne. 






Autrefois Hua Shan était un lieu de pèlerinage pour les chinois. Des moines risquaient leur vie pour aller prier dans les temples disséminés entre les différents pics.





Autre spot très connu sur un autre pic, le pavillon d’échec !

Oui, oui, alors que des moines risquaient leur vie, il y a un pavillon d’échec avec vue magnifique où peut jouer aux échecs ! Pour y accéder, il faut se munir d’un harnais car pour le coup c’est de l’escalade à même la roche. (Mes petites jambes n’arrivaient même pas à atteindre les trous creusés dans la roche pour mettre les pieds, heureusement Caner derrière moi m’aidait à les poser.)

Sur le chemin, nous avons rencontré 2 polonais en voyage à travers toute la Chine. Photo souvenir de groupe juste à côté du pavillon d’échec avec pas un seul chinois aux alentours ! Miracles…






Il est déjà l’heure de partir, car le dernier pic qui nous permet de redescendre n’est pas tout prêt. Pleins de marches et de détour sont à faire pour atteindre les dernières télécabines qui nous descendent. Ensuite, il faudra prendre une navette qui amène en bas de la montagne et après il y a le bus pour Xi’An.

On a attrapé le bus à temps avec des genoux brinquebalants comme des timbales !



Montagne magnifique avec un superbe temps et une vue dégagée. Période d’hiver avec de la neige, c’est aussi le moment le plus creux de l’année avec très peu de touristes chinois. 

Je me demande.à quoi ressemble la montagne en haute période… Car tout est fait pour le tourisme de masse avec fast food, restaurants, aire de repos, parcours aménagés ET… 4G haut débit illimité !

J’ai vu des chinoises en vidéo call par WeChat à 2100m d’altitude ! En France, à cette altitude on capte à peine… 

La nuit, la silhouette de la montagne est éclairée, c’est affolant l’énergie utilisée pour éclairer toute une montagne ! Certaines choses m’effareront toujours en Chine. Pays surprenant dans tous les sens du terme !




Tout est dans l’instant…

Shanghai
19:57

08 avr 2018
Xi’An – Capitale du premier empereur. Part 1.2.
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Quelle matinée historique pour ce premier jour !

Le temps d’aller et de retourner du site des soldats en terre cuite prend une matinée complète. L’après midi je me dirige vers la porte Sud des remparts de la ville qui la protège.



La balade prendra 4h à pied, le temps de faire le tour complet des remparts. Une escapade dans le temps avec toutes ces lanternes qui vont s’allumer une à une à la tombée de la nuit.

Je m’imagine à l’époque où les soldats devaient toutes les allumées et faire leur ronde. Il faut 30 bonnes min à pied pour rejoindre les tours de guets, alors comment à l’époque communiquaient-ils entre eux en cas d’urgence ? En 30 min il peut se passer énormément de choses.

Malgré la pollution et le mauvais temps, ces immenses murs avec ces lanternes restent magnifique !



En marchant sur les remparts, on peut apercevoir des terrasses cachés, ou des éléments qu’on ne pourrait pas voir depuis le sol. Avoir une vue plongeante sur la ville et se rendre compte qu’à l’époque c’était une très grande ville !


Aux quatre points cardinaux se trouve une porte, qui permettait de mieux contrôler les entrées et sorties. En fonction de la porte, on se dirigeait vers une ville se trouvant dans cette direction.

Résistante et avancée technologiquement pour l’époque, la muraille est aussi à caractère défensive pour protéger les populations et les dynasties qui s’y sont succédées.


Il y eut 13 dynasties qui se sont succédées dans la première capitale de l’empire dont les Qin, les Han et les Tang. Xi’An bénéficie la plus longue histoire de Chine !!

Et c’est là que les fantômes du passé apparaissent à la tombée de la nuit sur la muraille…


Chaque année au moment du nouvel an chinois, à Xi’An se déroule le Lantern Festival sur les remparts. De magnifiques lanternes en papier illuminées et parant de milles couleurs la muraille au niveau de la porte Sud. Un monde magique hors du temps et donnant l’impression de quitter la ville quelques instants…

Le chien est à l’honneur pour cette nouvelle année du calendrier chinois ! N’oubliez pas de porter des sous-vêtements rouge, apparemment ça porterait chance.

Après avoir été émerveillée toute la journée et d’avoir fait explosé le podomètre, il est l’heure de rentrer à l’auberge se coucher et se préparer à l’excursion du lendemain.


Tout est dans l’instant…

Shanghai
17:03

Xi’An – Capitale du premier empereur. Part 1.1.
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3e et dernière étape de ce voyage de 9 jours en Chine… et riche en anecdotes.


Après avoir voyagé pendant 24h avec un changement de train à Beijing, j’arrive enfin à Xi’An, la capitale du premier empereur de Chine. Connue mondialement pour la découverte archéologique majeur du XXe siècle, les soldats en terre cuite du premier empereur de Chine, de la dynastie Qin.




Pendant 3 jours, je vais remonter le temps et explorer Xi’An – La Paix de l’Ouest.

 À l’intérieur des remparts de Xi’An se trouve le centre historique et culturel de la ville qui fut le point de départ et d’arrivée des caravanes d’Eurasie en Chine de la route de la soie. Mon auberge se trouve à l’intérieur de l’enceinte. Ma situation me permettra facilement d’explorer la ville ainsi que ces attractions touristiques.




Pour ce premier jour il est temps de partir à l’aventure !

Berceau de la civilisation chinoise, Xi’An abrite l’incroyable armée en terre cuite découverte dans les années 70 par un paysan chinois qui creusait un puit. Découverte majeure archéologique du XXe siècle d’une des merveilles de l’Antiquité ! 


Situé à quelques dizaines de Km du centre-ville, ce site est l’un des plus visités de Chine par les chinois. 

3 fosses ont été découvertes comptant au total 8000 soldats en terre cuite représentant les différents corps de l’armée avec les généraux, les archers, les fantassins, les cavaliers. Une vraie armée grandeur nature où chaque soldat a ses propres caractéristiques.


Un projet grandiose et pharaonique qui a dû coûter une fortune à l’empereur Qin, l’équivalent de Alexandre Le Grand en Chine, emporté par sa folie des grandeurs !



Jusque dans les années 70, personne ne connaissait l’existence de cette armée enterrée. Nul part est mentionné dans les archives de l’époque, que ce soit les écrits impériales, les poètes, les écrivains de l’époque, ce projet fou ! Encore aujourd’hui, pour les archéologues cela reste un mystère.

Pourquoi avoir caché l’existence de cette armée impériale pendant plus de 2000 ans ?


Tout n’a pas encore été extrait ou découvert, car le grand problème des archéologues est la préservation des couleurs et de la peinture sur les soldats.

Eh oui, chaque soldat était peint dans des couleurs vives à l’image de l’empereur et de son empire ! Une entreprise extraordinaire et artistique pour l’époque avec 36 ans de réalisations et 700 000 ouvriers !


Certes pour certaines personnes, le fait de voir cette armée sous un simple hangar gâche un peu la visite. Mais en même temps il est difficile d’aménager un site encore en cours d’exploration et qui accueille plusieurs millions de visiteurs par an d’une manière plus attrayante qu’un hangar…

En une matinée, j’ai pu voir ce que j’ai toujours rêver de voir en vrai ! L’un de mes rêves s’est réalisé et de voir son sujet de bac de chinois LV3 en vrai est assez rigolo ! Ce n’est plus des photos dans un livre ou des documentaires mais de vrais sculptures en argile devant moi !




À présent, que nous réserve les sols de Xi’An encore inexplorés ? Mystères…


Tout est dans l’instant…

Shanghai
09:09

07 avr 2018
Harbin – La ville de neige et de glace. Part 2.
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Dernière journée dans cette ville proche de la Sibérie. Avec un magnifique ciel bleu et un froid polaire presque supportable avec ses -17°C au soleil par son temps sec.




Après une heure de bus pour rejoindre le centre ville depuis mon auberge, je me dirige vers l’église Sainte-Sophie, le spot touristique de la ville qui témoigne de son passé russe.

Un petit papi sur le côté de l’église nourrit des oiseaux qui volent autour du clocher de l’église pour donner un côté romantique à la photo (ah oui très important pour les touristes chinois qui sont assez “culcul-la-praline”).





Après la pause Selfie, il est temps de se diriger vers la grande rue commerçante d’Harbin avec ses sculptures photobooths de glace !


Petit à petit la tombée de la nuit arrive pour laisser place à la magie des lumières donnant une seconde vie à ces sculptures gigantesques !


Il y a même les schtroumpfs !






Avant la tombée de la nuit j’ai pu faire 2 fois l’allée principale commerçante qui mène directement à la rivière gelée.


Très impressionnant de voir cette étendue blanche que traverse sans aucun problème voitures et mini-van pour éviter les détours du pont. 


Des familles viennent avec leur patins et leur luges pour passer un moment agréable dans cet sorte d’immense parc.



Les barques des pêcheurs sont emprisonnées dans la glace, créant des petits îlots dans l’immensité blanche.





Au début, je n’étais pas très rassurée de marcher sur une rivière gelée, mais en voyant le monde et les voitures dessus, je me suis dit “Bon on y va !”. Et effectivement ça permet d’avoir une vue sur les buildings naissant d’Harbin. On se sent vraiment en hiver, manque plus qu’un chocolat chaud et un bon feu de bois crépitant !

Quelques pas sur une rivière gelée, il est temps d’aller prendre le train de nuit qui me mènera à Xi’An, la dernière étape de mon aventure en Chine.




Tout est dans l’instant…

Shanghai
21:33

02 avr 2018